
Fabián Leiva Ferrer a été arrêté par les autorités cubaines après avoir apparemment grimpé sur le toit d'une maison dans le Conseil Populaire Flor Crombet, municipalité de Jovellanos, province de Matanzas, et avoir volé le panneau solaire installé là, selon ce que rapporte la page officielle «Con Todos La Victoria» sur Facebook.
Le vol aurait eu lieu dans la nuit : l'homme a coupé les câbles, retiré les fixations de l'équipement et s'est enfui avec.
La publication du profil officiel indique que Leiva Ferrer aurait des antécédents dans des faits similaires : « il a quelques exploits similaires dans son parcours ».
Le cas s'ajoute à une série de vols de panneaux solaires qui touchent particulièrement Matanzas ces dernières semaines.
Au début de septembre, une mère d'Alacranes a dénoncé le vol de son EcoFlow et de son panneau solaire alors qu'elle achetait des fournitures scolaires pour ses enfants.
Días después, trois personnes ont été arrêtées pour avoir volé 28 panneaux solaires destinés à un système de pompage d'eau à Los Arabos, dont seuls 21 ont été récupérés.
Le schéma se répète dans tout le pays. En juillet, des voisins de Camagüey ont retenu un homme qui sautait de toit en toit pour voler des panneaux avant l'arrivée de la police.
À Santiago de Cuba, des délinquants ont frappé pour la troisième fois en un peu plus d'un mois l'infrastructure d'un quartier, emportant quatre panneaux d'un tableau électrique. À Holguín, quatre personnes ont agressé et ligoté le gardien d'une station de pompage pour s'emparer de 32 équipements.
Derrière cette vague criminelle se trouve la crise énergétique que subit Cuba, avec des coupures de courant dépassant parfois 20 heures par jour dans certaines provinces, ce qui a fait exploser la valeur des panneaux photovoltaïques sur le marché informel, les transformant en cible prioritaire pour les voleurs.
Le régime a réagi par un durcissement légal : la Cour suprême populaire a émis en mai 2025 l'avis 475, qui qualifie le vol de panneaux de sabotage en vertu de l'article 125 du Code pénal, avec des peines allant de sept à 30 ans, de privation perpétuelle de liberté ou de peine de mort dans les cas les plus graves.
Malgré cela, les autorités cubaines ont admis plus de 460 enquêtes pénales pour des crimes contre le Système Électrique National entre 2025 et le premier semestre de 2026.
Les chiffres de la criminalité générale sont également alarmants. L'Observatoire Cubain de l'Audit Citoyen a enregistré 2 833 délits vérifiés en 2025, une augmentation de 115 % par rapport à 2024 et de 337 % par rapport à 2023, avec une moyenne de sept à huit délits par jour sur toute l'île.
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