
Le municipalité de Manuel Tames, à Guantánamo, enregistre 23 cas fébriles durant cette semaine et reste en alerte en raison de cet indicateur, a rapporté ce samedi la station Radio Guantánamo.
Parmi les cas détectés, 14 appartiennent au secteur de santé de Manuel Tames et neuf au secteur de Jamaïque. Le docteur Georvis Castellanos Ramírez, du département municipal d'Hygiène, a expliqué que le territoire est en état d'alerte en raison des cas fébriles, tout en restant en vigilance concernant la transmission de la dengue.
Le spécialiste a également indiqué que le secteur de la santé de Manuel Tames constitue actuellement la zone "la plus complexe" de la municipalité.
Selon Castellanos, l'une des principales causes identifiées est la présence d'eau stagnante dans des réservoirs bas, des bouteilles, des pneus et d'autres récipients qui peuvent devenir des foyers de reproduction pour le moustique Aedes aegypti.
Pour faire face au problème, les autorités appliquent des traitements techniques ciblés et d'autres actions de assainissement avec le soutien de travailleurs de différents organismes, a déclaré la source.
À ce scénario s'ajoute la prolifération de microdécharges de déchets solides dans différentes zones de la commune, une situation que les autorités relient également à des risques pour la santé.
Le fonctionnaire sanitaire a reconnu que les dépotoirs sont éliminés grâce à des actions conjointes avec l'Entreprise de Services Communaux et la population, mais qu'ils réapparaissent par la suite.
À cet égard, il a expliqué que ces points de accumulation de déchets favorisent non seulement la présence de Aedes aegypti, mais aussi celle des rongeurs, des cafards et d'autres vecteurs de maladies infectieuses.
Le 9 septembre, le journal officiel Venceremos a rapporté que les municipalités d'Imías, Baracoa et Guantánamo se trouvaient en transmission active de la dengue, tandis que El Salvador, Manuel Tames et San Antonio del Sur étaient sous surveillance en raison de l'augmentation des patients fébriles et suspects.
De même, il a signalé plus de 30 cas confirmés par PCR et la circulation simultanée des sérotypes deux, trois et quatre du virus.
Depuis fin août, la province était en alerte épidémiologique, tout en accumulant des micro et des méga décharges sans capacité réelle de collecte.
Le déclin sanitaire à Guantánamo s'inscrit dans une crise nationale de plus grande envergure. Fin juillet, la province a été signalée avec 23 cas suspects de dengue et deux municipalités en niveau d'alerte.
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