
La police du Guyana a placé sous protection 14 femmes cubaines lors d'une opération pour des soupçons de traite des êtres humains, effectuée mercredi à Bartica, une localité minière de ce pays sud-américain. Un citoyen cubain de 33 ans a été arrêté en lien avec cette affaire.
L'intervention a eu lieu après que les autorités aient reçu une dénonciation concernant une Cubaine qui serait retenue contre sa volonté dans un bâtiment de cette localité, située dans la région de Cuyuni-Mazaruni.
Selon les informations du média local Demerara Waves, lorsque les agents se sont rendus sur place, ils ont trouvé les 14 femmes et ont procédé à leur transfert sous protection à Georgetown, la capitale du Guyana.
Elles sont en train d'être interviewées et évaluées par des spécialistes de l'Unité contre la Traite des Êtres Humains, avec la participation du Ministère des Services Humains et du Ministère de l'Intérieur.
Les autorités enquêtent sur la possibilité que les Cubaines aient été victimes d'exploitation, bien qu'elles n'aient pas encore confirmé les circonstances dans lesquelles elles se trouvaient ni si toutes étaient retenues contre leur volonté.
Le suspect, dont l'identité n'a pas été divulguée, reste en détention à la Division Régionale de Police n° 4 « A », tandis que les enquêtes se poursuivent. Aucunes charges formelles n'ont non plus été annoncées à son encontre.
Bartica est connue comme l'une des principales portes d'entrée vers les zones minières de l'intérieur de la Guyane, où l'extraction de l'or et des diamants attire des travailleurs étrangers et où des risques d'exploitation au travail et d'exploitation sexuelle ont été documentés.
Autres opérations pour une possible traite des personnes impliquant des Cubains en Guyane
En février 2026, les autorités ont retrouvé 77 Cubains à l'intérieur d'un bâtiment à Georgetown, lors d'une enquête pour possible traite des êtres humains.
Plusieurs d'entre eux ont déclaré qu'ils avaient voyagé en Guyane grâce à des accords de crédit et que leurs passeports étaient retenus jusqu'à ce qu'ils remboursent les dettes contractées. Aucun arrestation n'a été effectuée lors de cette opération.
En mai, deux autres citoyens cubains, Raudel Ramírez Valverde et Yenifer María Quevedo Millán, ont été traduits en justice pour des présumés délits liés à la traite des êtres humains, selon des informations de médias locaux.
La vulnérabilité des migrants étrangers est également reflétée dans le rapport 2026 du Département d'État des États-Unis sur la traite des personnes en Guyana.
Le document a comptabilisé 390 victimes identifiées en 2025, dont 375 étaient des étrangères, y compris des personnes originaires de Cuba.
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