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Les autorités migratoires des États-Unis ont réitéré ce lundi que réintégrer le pays après une déportation constitue un crime grave et peut entraîner des peines de prison.
À travers une publication sur les réseaux sociaux, le compte officiel du gouvernement américain Migración USA Oficial (@migraUSAoficial) a averti sur la situation avec un message clair : “N'essaie même pas”.
“Les États-Unis arrêtent des immigrants illégaux qui sont entrés à nouveau dans le pays de manière illégale. Réentrer illégalement aux États-Unis après avoir été expulsé a de graves conséquences légales, y compris la prison. #NiLoIntentes ; vous échouerez et pourriez finir en prison”, a publié sur le réseau social X.
L'avertissement fait partie d'une campagne de dissuasion visant à freiner les passages irréguliers à la frontière sud et à réduire les cas de récidive migratoire, une pratique qui peut être punie par plusieurs années de prison en vertu de la loi fédérale.
Le message arrive dans un contexte de pression politique croissante et de contrôles migratoires plus stricts, où les autorités ont renforcé la surveillance aux points clés d'entrée illégale dans le pays.
Le samedi dernier, la managed de l'administration du président Donald Trump a lancé un avertissement sérieux à l'égard des migrants de Cuba, Haïti, du Nicaragua et du Venezuela, à qui leur permis humanitaire (parole) a été révoqué vendredi par un décret du Département de la Sécurité Nationale (DHS).
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a exhorté les migrants de ces nationalités qui se trouvent sans protection à se auto-déporter, en utilisant l'application CBP Home, l'outil numérique lancé qui permet aux personnes en situation irrégulière de notifier leur intention de quitter volontairement le pays.
Les États-Unis renforcent le contrôle des frontières avec des poursuites massives pour réentrée illégale et trafic de personnes
Le Département de la Justice des États-Unis a annoncé d'importantes actions judiciaires pour renforcer la sécurité à la frontière sud-ouest, lutter contre l'immigration illégale et démanteler des réseaux criminels liés au trafic de personnes et de drogues.
Au cours de la dernière semaine, plusieurs parquets fédéraux du pays ont déposé des centaines de charges criminelles liées à l'immigration illégale, aux réinflux après déportation et aux crimes violents.
Selon la publication sur X, voici quelques-unes des chiffres les plus marquants :
Arizona : 217 personnes accusées, y compris 91 pour réentrée illégale, 103 pour entrée illégale et 23 pour trafic de personnes.
Californie (Los Angeles) : 17 accusés de réentrée illégale, beaucoup ayant de lourds antécédents tels que l'agression, et même suspects d'homicide ou de tentative de viol.
Californie (San Diego) : Plus de 90 affaires liées au transport ou à la traite d'immigrants, à la réentrée illégale et au trafic de drogue.
Nouveau-Mexique : 46 accusations de réentrée illégale, 4 pour trafic de personnes et 27 pour entrée illégale.
Texas (District Sud): 246 cas, incluant 91 pour réinsertion illégale, 145 pour entrée illégale et 8 pour trafic d'êtres humains.
Texas (District Ouest): 210 affaires pénales liées à l'immigration.
Les autorités ont réitéré que le réentrée illégale après une déportation constitue un délit fédéral grave et peut entraîner plusieurs années d'emprisonnement, surtout si l'accusé a des antécédents criminels.
Questions Fréquemment Posées sur la Déportation et le Réentrée Illégale aux États-Unis.
Que se passe-t-il si une personne réintègre les États-Unis après avoir été expulsée ?
Rentrer aux États-Unis après une déportation est considéré comme un crime grave et peut entraîner des peines de prison. Les autorités migratoires prennent des mesures strictes pour arrêter ceux qui tentent de réentrer de manière illégale.
Quelles mesures les États-Unis prennent-ils pour contrôler l'immigration illégale ?
Les États-Unis renforcent le contrôle aux frontières avec des charges massives pour réentrée illégale, trafic de personnes et délits connexes. De plus, des opérations de contrôle plus strictes et une campagne de dissuasion sont en cours pour freiner les traversées irrégulières.
Quelle est la situation actuelle des migrants bénéficiant du statut de parole humanitaire aux États-Unis ?
Les migrants de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela ont vu leur permis humanitaire (parole) révoqué et sont exhortés à se déporter d'eux-mêmes. L'administration Trump a lancé l'application CBP Home pour faciliter le départ volontaire de ces personnes.
Quelles sont les mesures proposées par les États-Unis pour l'autodéportation des immigrants clandestins ?
L'application CBP Home permet aux personnes en situation irrégulière de notifier leur intention de quitter volontairement le pays. Cet outil vise à faciliter un processus ordonné pour éviter des conséquences juridiques plus sévères.
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