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Le malaise social croissant à Cuba s'est de nouveau manifesté ce mercredi par de nouvelles affiches antigouvernementales dans des espaces publics de Santiago de Cuba, en particulier dans le quartier populaire d'Abel Santamaría.
Dans l'un des murs de la zone connue sous le nom de Micro 2, la phrase offensante suivante a été peinte en grandes lettres visibles : “Díaz-Canel, maric... sin...g”, a rapporté le journaliste local Yosmany Mayeta sur Facebook.
Le message a suscité un émoi parmi les voisins dès les premières heures du matin. Certains murmuraient, tandis que d'autres s'empressaient de prendre des photos avant que les autorités ne l'éliminent, a-t-il expliqué.
Bien qu'aucune confirmation officielle de la présence de la police n'ait été donnée, des témoignages locaux assurent que des forces du ministère de l'Intérieur se sont mobilisées rapidement, comme cela s'est produit lors d'incidents similaires dans d'autres provinces du pays.
Dans la zone de stationnement du Salao’, juste en face du Policlínico de Micro 3, est apparu un autre graffiti qui disait “À bas Fidel et Raúl Castro. Maric... Dictateur. À bas le communisme”.
Cette peinture, visible depuis plusieurs points, a conduit plusieurs agents du Département Technique d'Investigations (DTI), accompagnés d'officiers de haut rang, à se déployer sur les lieux et à renforcer la surveillance de la zone.
Ces actes, bien que considérés comme mineurs par les autorités, sont perçus par beaucoup comme un thermomètre du mécontentement social croissant dans l'une des villes les plus contrôlées du pays.
« Les murs parlent, et ils le font avec la voix de ceux qui ne trouvent plus d'autre moyen d'exprimer ce qu'ils ressentent », commente la publication.
Depuis l'explosion sociale du 11J en 2021, et plus récemment avec les coupures de courant, l'inflation et l'effondrement des transports, Cuba traverse une situation de fragilité sociale extrême, aggravée par la détérioration économique et l'absence de libertés politiques.
Dans ce contexte, il est fréquent de voir ces affiches peintes dans l'obscurité de la nuit pendant les coupures de courant.
Questions fréquentes sur le mécontentement social à Cuba et les affiches contre Díaz-Canel
Pourquoi des affiches contre Díaz-Canel sont-elles apparues à Santiago de Cuba ?
Les affiches contre Díaz-Canel à Santiago de Cuba reflètent le mécontentement social croissant qui existe dans le pays en raison de la crise économique, du manque de libertés politiques et des problèmes quotidiens tels que les coupures de courant et l'inflation. Ces actes sont perçus comme une forme de protestation face à la répression gouvernementale.
Quel impact ont ces affiches antigouvernementales à Cuba ?
Les affiches antigouvernementales à Cuba sont un thermomètre du mécontentement social et symbolisent la résistance des citoyens dans un contexte de répression. Bien qu'elles soient souvent rapidement enlevées par les autorités, leur apparition constante démontre que le mécontentement reste latent et devient de plus en plus visible dans différentes régions du pays.
Comment le régime cubain réagit-il face à l'apparition de ces affiches ?
Le régime cubain a tendance à répondre rapidement et avec répression à l'apparition de slogans antigouvernementaux. Les forces du Ministère de l'Intérieur déploient souvent des opérations pour effacer les graffitis et renforcer la surveillance dans les zones touchées, cherchant à identifier et arrêter les responsables.
Que symbolise la phrase « Díaz-Canel singao » sur les affiches de protestation ?
La phrase “Díaz-Canel singao” est un slogan populaire de rejet envers le dirigeant cubain qui s'est répandu depuis les manifestations du 11 juillet 2021. Née d'une chanson du rappeur Aldo el Aldeano, cette expression est devenue un symbole du mécontentement social contre le régime.
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