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L'opposant cubain Lázaro Yuri Valle Roca et son épouse, Eralidis Frómeta, affirment ressentir "beaucoup de peur" face à la possibilité d'être déportés vers Cuba, un retour qu'ils décrivent comme "une condamnation à mort".
Ainsi l'ont-ils exprimé dans des déclarations faites à Telemundo 51, après avoir reçu, vendredi dernier, une notification du Département de la Sécurité Nationale des États-Unis (DHS).
L'avis indique qu'ils doivent quitter le pays avant le 24 avril prochain, date à laquelle leur permis de liberté conditionnelle (parole) expirera. Pour eux, retourner à Cuba signifierait faire face à nouveau à la répression politique qu'ils ont subie sur l'île.
Valle Roca, journaliste indépendant et ancien prisonnier politique, a été emprisonné pendant près de trois ans dans la prison du Combiné de l'Est, à La Havane.
Il a été libéré et envoyé directement à l'aéroport pour prendre un vol vers Miami, grâce à l'intervention de sa femme et aux démarches effectuées à l'ambassade américaine à La Havane.
"De ambassade à ambassade, ils m'ont organisé un rendez-vous pour pouvoir me rendre à l'ambassade américaine. Nous avions déjà un parole établi par mon frère, qui est citoyen américain", a expliqué Frómeta.
Ces paroles leur ont permis d'entrer aux États-Unis avec l'espoir de bénéficier de la Loi sur l'Ajustement Cubain après une année et un jour de résidence dans le pays.
Cependant, la récente mise en œuvre de mesures migratoires plus strictes par l'administration de Donald Trump, notamment l'Ordre Exécutif 14165 du 20 janvier, a mis en péril leur séjour dans le pays. Cet ordre supprime les programmes de parrainage humanitaire pour les étrangers de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela.
«Personne qui a le statut humanitaire et qui est cubain ne m'inquiète. Il n'est pas en danger d'être déporté. Ils peuvent attendre et au bout d'un an et un jour, ils vont se légaliser», a affirmé l'avocat en immigration Willy Allen.
"Le tragique, c'est le temps qu'ils vont devoir attendre pour obtenir un permis de travail, car ils le perdent et tout le processus de demande est en pause," a-t-il ajouté.
Pour sa part, Frómeta a assuré que s'ils retournent à Cuba, ce sera en manifestant leur opposition au régime cubain. "Si nous devons retourner, dès que nous descendrons de l'avion, nous crierons : 'À bas Díaz-Canel, à bas Raúl Castro, à bas la dictature' et nous continuerons le combat depuis Cuba."
Valle Roca a également réaffirmé son engagement dans la lutte pour la liberté de Cuba : "Comme toujours, je vais défendre mon pays, en luttant pour la liberté de ma patrie."
Cette situation a suscité l'alarme au sein de la communauté cubaine exilée, en particulier parmi ceux qui ont bénéficié du parole humanitaire et qui se trouvent désormais confrontés à un avenir incertain en raison des nouvelles politiques migratoires américaines.
Questions fréquentes sur le risque de déportation de Lázaro Yuri Valle Roca et sur le parole humanitaire
Pourquoi Lázaro Yuri Valle Roca fait-il face à une expulsion des États-Unis ?
Lázaro Yuri Valle Roca fait face à une déportation en raison de la révocation du statut de protection humanitaire mise en œuvre par l'administration de Donald Trump. Cette mesure concerne les ressortissants de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela, supprimant les programmes de protection qui permettaient à ces migrants de rester légalement aux États-Unis.
Quelles sont les conséquences de la révocation du parole humanitaire pour les Cubains aux États-Unis ?
La révocation du statut de protection humanitaire implique que les bénéficiaires doivent quitter les États-Unis avant la date d'expiration de leur statut, sinon ils pourraient faire face à des procédures d'expulsion accélérées. De plus, ils perdent leur permis de travail et se retrouvent dans une situation juridique précaire s'ils n'ont pas d'autre voie légale pour rester dans le pays.
Quelles sont les alternatives légales pour les Cubains bénéficiant d'un statut de protection humanitaire qui font face à une déportation ?
Les Cubains peuvent envisager des alternatives comme la Loi sur l'Ajustement Cubain pour obtenir la résidence permanente après un an et un jour dans le pays. Ils peuvent également explorer l'asile politique ou un visa de travail, tant qu'ils remplissent les conditions requises. Il est essentiel qu'ils cherchent des conseils juridiques pour évaluer leurs options.
Comment cette situation affecte-t-elle la communauté cubaine exilée aux États-Unis ?
La communauté cubaine en exil est alarmée par la possibilité de déportations massives, notamment pour ceux qui ont bénéficié du parole humanitaire. L'incertitude engendrée par les nouvelles politiques migratoires a accru l'inquiétude concernant la sécurité et l'avenir de ces migrants aux États-Unis.
Que dit l'avocat Willy Allen sur le risque de déportation des Cubains bénéficiant du statut de protection humanitaire ?
L'avocat Willy Allen a assuré que "la possibilité que les Cubains entrés par parole soient arrêtés et deportés est nulle". Il demande du calme à ceux qui se trouvent dans cette situation, suggérant que l'intention de l'administration est d'intimider, mais qu'il n'y a pas suffisamment de ressources pour effectuer des déportations massives.
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