Le Cubain Alex Daniel a partagé sur TikTok une vidéo dans laquelle il montre comment il allume du charbon en utilisant du plastique, en raison du manque d'électricité et de carburant. « Rien, famille, aujourd'hui, ce qui était prévu, c'était un black-out total à Cuba », dit-il dans l'enregistrement.
Dans la vidéo, enregistrée à Los Arabos, dans la province de Matanzas, le jeune homme commente qu'il utilise du plastique car il n'a pas accès à de l'essence ni à un autre type de carburant. “C'est un véritable exploit à Cuba… je ne dirais pas que c'est un instinct de survie… mon peuple, oui, de survie, parce que beaucoup de personnes l'utilisent pour se nourrir et doivent l'allumer de cette manière”, explique @alex.daniel188 en montrant comment il l'allume.
De plus, il a commenté qu'il finit toujours par se brûler les doigts lorsqu'il essaie d'allumer le charbon. "Il n'est jamais superflu de dire, monsieur, qu'il n'y a pas une seule fois où je ne me brûle pas un doigt. Littéralement, toujours. Chaque fois que je l'allume, je me brûle les doigts", dit-il à la fin de son témoignage, qu'il décrit comme un "mini blog".
Le propre Alex Daniel a reconnu dans les commentaires que la situation est "très triste". D'autres utilisateurs ont exprimé leur soutien et partagé leur proximité géographique ou émotionnelle avec l'expérience. Une internaute a commenté : "Salutations et beaucoup de bénédictions, je suis de Los Arabos", à quoi le jeune a répondu qu'il est également de ce municipalité matancera.
Une situation qui se répète
Le témoignage d'Alex Daniel s'ajoute à d'autres similaires récemment publiés sur les réseaux sociaux. Début avril, une jeune femme identifiée comme Sheyla a montré sur TikTok comment elle devait allumer du charbon avec un mélange de pétrole et d'essence en raison du manque de gaz liquéfié. Dans sa vidéo, elle a souligné que le litre de pétrole coûte 350 pesos et l'essence 400, ce qui oblige de nombreuses personnes à improviser avec du papier, des feuilles de bananier ou tout autre matériel disponible.
Pocos días después, otra cubana llamada Yisell, sous le nom d'utilisateur @una.cubana.de.el, a partagé sa routine après une coupure de courant. Avec un ton ironique, elle a décrit comment elle se réveille avec “des cernes comme un raton laveur” et est contrainte de cuisiner au charbon, de nettoyer les chaudières remplies de suie et de s'occuper de son fils dans des conditions précaires. “La vérité, c'est que c'est par plaisir, parce que demain, ce sera pareil ou peut-être pire”, a-t-elle déclaré en montrant ses ustensiles noircis.
Jusqu'aux médias officiels reconnaissent la précarité
En février dernier, le journal officiel Girón a publié un photo-reportage intitulé “Le feu improvisé et un plat de nourriture froid”, dans lequel il a montré des images de personnes cuisinant au bois ou au charbon dans des cours et à l'extérieur, sans électricité ni gaz. Bien que le texte ait tenté de mettre en avant la “créativité” des Cubains, les images mettaient en évidence la dureté d'une réalité qui a suscité des critiques sur les réseaux sociaux.
Selon ce reportage, de nombreuses familles doivent attendre leurs brefs tours d'électricité pour cuisiner ou improviser des foyers avec des briques. On y mentionne également des cas comme celui d'une femme malade qui doit utiliser du bois en raison du manque de gaz propane.
L'augmentation de l'utilisation du charbon et du bois a entraîné une hausse des prix. Dans des provinces comme Holguín et Las Tunas, le sac de charbon peut dépasser 1 400 pesos, devenant ainsi une ressource inaccessible pour de nombreuses familles.
Une île entre pannes de courant et réchauds improvisés
Le cas d'Alex Daniel, tout comme ceux de Sheyla et Yisell et de tant d'autres, met en évidence une situation quotidienne qui s'étend sur toute l'île. Face aux constantes coupures de courant et à la pénurie de combustibles, cuisiner est devenu un acte de survie qui nécessite ingéniosité, sacrifice et résistance.
Le plastique, le bois et d'autres matériaux remplacent le gaz ou l'électricité, mais cela pose des risques pour la santé, la sécurité et l'environnement. Pendant ce temps, la plupart des Cubains continuent de s'adapter comme ils le peuvent à un système énergétique en déliquescence.
Questions Fréquemment Posées sur la Crise Énergétique et la Vie Quotidienne à Cuba
Pourquoi les Cubains utilisent-ils du plastique pour allumer le charbon ?
Les Cubains utilisent du plastique pour allumer le charbon en raison du manque d'accès à des combustibles traditionnels comme l'essence ou le gaz. Confrontés à des coupures de courant fréquentes et à une crise énergétique, ils doivent recourir à des matériaux disponibles pour cuisiner et survivre.
Comment la crise énergétique affecte-t-elle la vie quotidienne à Cuba ?
La crise énergétique à Cuba affecte gravement la vie quotidienne, obligeant les familles à utiliser des méthodes rudimentaires comme cuisiner avec du charbon ou du bois. Cela complique non seulement la préparation des aliments, mais met également en danger la santé et la sécurité en raison de l'exposition à la fumée et des accidents potentiels.
Quel impact la crise énergétique a-t-elle sur le coût de la vie à Cuba ?
La crise énergétique a augmenté le coût de la vie à Cuba, en raison de la hausse des prix des matériaux alternatifs tels que le charbon et le bois. Ces ressources sont devenues essentielles face à la pénurie d'électricité et de gaz, mais elles deviennent de plus en plus inaccessibles pour de nombreuses familles.
Quels sont les risques liés à l'utilisation de méthodes de cuisson alternatives à Cuba ?
L'utilisation de méthodes alternatives comme le plastique pour allumer du charbon comporte des risques significatifs pour la santé et l'environnement. La combustion de plastique libère des substances toxiques, tandis que l'utilisation de bois contribue à la déforestation et à la pollution de l'air, affectant la santé de la population.
Comment le gouvernement cubain a-t-il répondu à la crise énergétique ?
Le gouvernement cubain a été critiqué pour son incapacité à offrir des solutions efficaces à la crise énergétique. Bien que des plans aient été annoncés pour augmenter la production d'énergie solaire, la réalité est que les conditions continuent de se détériorer, et la population fait face à des difficultés croissantes sans réponses claires de la part du régime.
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