Un groupe de cederistes du quartier "El Chico", dans la municipalité de Boyeros, a organisé un barriodebate dans le but de mobiliser la population contre les actes de vandalisme qui ont affecté ces derniers mois les infrastructures de télécommunications à La Havane et dans d'autres villes du pays.
L'événement, faisant partie d'une campagne menée par le régime cubain, a vu la participation des autorités locales et nationales, parmi lesquelles Joel Paz Pérez, membre du Secrétariat National des Comités de Défense de la Révolution (CDR).
Durante l'acte, plusieurs participants ont appelé à la « vigilance citoyenne » et à adopter une attitude proactive depuis les foyers. Une membre de la ceder, visiblement exaltée, a déclaré : « Ici, nous sommes tous des policiers », dans une tentative de réaffirmer l'engagement envers la Police Nationale Révolutionnaire (PNR) qui, selon elle, doit commencer depuis le noyau familial.
“Ce que nous devons faire en premier, c'est de combattre cela depuis notre maison. Nous sommes la Police Révolutionnaire. Qui dit que nous ne sommes pas des policiers ? Ici, nous sommes tous des policiers ! Lorsque nous serons capables de combattre le mal fait depuis notre noyau familial, depuis notre maison”, cria la cederista lors de l'événement, selon un rapport du Noticiero Nacional de Televisión (NTV).
Lors du débat, des représentants du Parquet et du Tribunal provincial de La Havane ont également participé, avertissant que les crimes associés au vandalisme ont un « large cadre sanctionnateur » et qu'ils pourraient être qualifiés de crimes contre la sécurité de l'État.
Les peines —comme ils l'ont expliqué— varient entre 7 et 30 ans d'emprisonnement, et peuvent même inclure la réclusion à perpétuité ou la peine de mort dans certaines circonstances.
Les intervenants ont souligné que ces actes criminels n'affectent pas seulement l'infrastructure, mais représentent, à leur avis, une menace directe à la stabilité du régime cubain.
Parmi les exemples mentionnés figuraient des dommages aux réseaux de télécommunications, aux panneaux de signalisation, aux transports publics ainsi qu'aux propriétés publiques et privées. Dans de nombreux cas, ont-ils assuré, les responsables ont coupé des câbles à plusieurs reprises, entraînant des interruptions de service.
Les cederistas ont convenu de blâmer l'“ennemi extérieur” d'être à l'origine de ces incidents, suggérant que les actes de vandalisme font partie d'une stratégie visant à “diminuer la crédibilité de la Révolution”. Sans fournir de preuves, ils ont affirmé que ces actions cherchent à déstabiliser le pays et à générer du mécontentement populaire.
Ce barriodebate fait partie d'une série de rencontres promues depuis février par le régime cubain, dans une tentative de réactiver des structures de contrôle social telles que les CDR et de responsabiliser la citoyenneté pour contenir des phénomènes qui, selon des rapports indépendants, relèvent davantage de la crise économique et de la détérioration institutionnelle que d'actions coordonnées de l'extérieur.
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