Deux hommes ont été arrêtés à Villa Clara alors qu'ils transportaient des jeunes perruches en vue de les vendre à La Havane

Une tentative de trafic illégal de perroquets a été déjouée à Villa Clara. Les oiseaux devaient être vendus à La Havane et ont été transférés dans un parc d'oiseaux dans une zone protégée.

Poussins de cotorra secourus du trafic illégal à Villa ClaraPhoto © Collage Facebook / Quiala Armenteros

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Deux hommes ont été arrêtés à Villa Clara après une tentative de trafic de 10 jeunes perruche que ils prévoyaient de commercialiser à La Havane.

Selon les informations partagées sur les réseaux sociaux par Quiala Armenteros, directeur de l'Office de Régulation et de Sécurité Environnementale (Orsa Citma) dans la province, l'opération a été menée en collaboration avec le Corps des Garde-forestiers et une patrouille de la Police Nationale Révolutionnaire (PNR), qui a intercepté les contrevenants au kilomètre 259 de l'Autoroute Nationale.

Captura Facebook / Quiala Armenteros

À ce moment-là, deux individus se retrouveraient : l'un venant de Sancti Spíritus et l'autre de la capitale cubaine.

Après leur arrestation, les deux ont été transférés dans une unité de la PNR et les contraventions appropriées ont été appliquées, conformément aux réglementations environnementales en vigueur.

Facebook / Quiala Armenteros

Les pigeons secourus ont été amenés à l'aviary de la Zone Protégée de la Sabana de Santa Clara, où ils resteront sous surveillance pour une réaffectation ultérieure dans un environnement naturel contrôlé.

Dans une publication ultérieure, Armenteros a rappelé que la perruche cubaine (Amazona leucocephala) est classée comme espèce menacée selon la Liste Rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ce qui interdit sa commercialisation.

Captura Facebook / Quiala Armenteros

« Extraire les jeunes oiseaux de leur milieu naturel pour les élever en captivité est un acte illégal sanctionné par les lois cubaines et internationales », a averti.

De plus, il a demandé aux citoyens de signaler à la PNR toute tentative de vente de cette espèce sur les réseaux sociaux, car cela pourrait constituer un délit contre la biodiversité.

Une publication dans laquelle on proposait au moins 12 pichons de la cotorra cubaine à 5 000 pesos chacun a récemment alerté sur le trafic illégal d'espèces protégées à Cuba, mettant en évidence la vente ouverte et incontrôlée d'une espèce endémique et en état vulnérable.

La dénonciation a été faite par l'activiste Ana Belkys Hernández Millán via son profil sur Facebook, dans une lettre ouverte où elle a vivement critiqué le fait que cette activité illégale non seulement persiste, mais se déroule également en plein jour sur les réseaux sociaux, avec des photos, des prix et des contacts visibles, comme s'il s'agissait d'une entreprise légitime et tolérée par les autorités.

Récemment, l'association Bienestar Animal Cuba (BAC), dans son chapitre de La Havane, a dénoncé la vente illégale d'un aura tiñosa blessé, qui a été proposé comme s'il s'agissait d'une marchandise ordinaire dans un groupe WhatsApp.

Selon ce que BAC-Habana a publié sur sa page de Facebook, la protectrice Avril Gutiérrez a détecté le 30 avril 2025 à 16h10, une annonce dans le groupe “Compra y Venta Güinera”, où une utilisatrice identifiée comme Mirelsy proposait un oiseau, une espèce sauvage identifiée comme Cathartes aura, enfermé dans une cage et dans un état de maltraitance évident.

De même, en avril, une publication sur les réseaux sociaux montrant une chouette capturée et mise en vente à La Havane a suscité l'indignation et le rejet parmi les internautes et les défenseurs des animaux.

L'incident s'est produit ce mardi, lorsqu'un utilisateur identifié comme Marlon Enmanuel Fernández a partagé un reel dans le groupe Facebook "Alamar le quartier", où l'on voit l'oiseau confiné dans un seau métallique, recouvert par une planche en bois.

Récemment, l'organisation Protection Animale SOS – PASOS a dénoncé à travers son compte sur les réseaux sociaux le décès d'une chouette qui a été secourue après avoir été proposée illégalement à la vente sur une page de ce même réseau social.

L'oiseau, prétendument capturé à des fins religieuses, a été acquis par des activistes du groupe pour 5 000 pesos cubains, après que le prix initial de 10 000 a pu être réduit, a souligné l'organisation sur Facebook.

Questions fréquentes sur le trafic illégal de cotorras à Cuba

Pourquoi deux hommes ont-ils été arrêtés à Villa Clara ?

Ils ont été arrêtés pour avoir tenté de traffiquer 10 jeunes perruches qui devaient être commercialisées à La Havane, en violant les réglementations environnementales en vigueur à Cuba.

Quelle est la situation de la cotorra cubaine et pourquoi est-elle protégée ?

La cotorra cubane (Amazona leucocephala) est classée comme espèce menacée selon la Liste Rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ce qui interdit son commerce et en fait un objet de protection pour préserver la biodiversité cubaine.

Quelles actions les autorités cubaines entreprennent-elles contre le trafic illégal de faune ?

Les autorités, en collaboration avec le Corps des gardes forestiers et la Police nationale révolutionnaire (PNR), ont intensifié les opérations pour intercepter et sanctionner les contrevenants. Des contraventions sont appliquées et les animaux sont secourus, qui sont ensuite transportés vers des zones protégées pour leur garde et leur éventuelle réintégration dans leur habitat naturel.

Comment les citoyens cubains peuvent-ils contribuer à la protection de la faune sauvage ?

Les citoyens sont invités à signaler toute tentative de vente illégale d'espèces protégées à la PNR, en particulier sur les réseaux sociaux, afin d'aider à lutter contre le trafic de faune sauvage et de préserver le patrimoine naturel du pays.

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