José Ramírez Pantoja est journaliste. Il a été arrêté en 2019 en Californie, lorsqu'il est entré aux États-Unis par la frontière, après avoir été expulsé d'une radio à Holguín, pour avoir révélé une conversation avec une sous-directrice du quotidien officiel Granma, qui a commenté que Cuba ne supporterait pas d'autres manifestations sans Fidel Castro comme celle du Maleconazo de 94.
Ce lundi, à Chicago, Ramírez Pantoja a assisté à la cérémonie de remise du diplôme qui l'atteste comme citoyen américain. "Merci à ceux de la UPEC qui m'ont soutenu. Sans eux, cela n'aurait pas été possible", a-t-il indiqué.
"Je suis excité. Il y a des gens qui sont arrivés dans ce pays et tout leur a été facile. Ils entrent par la grande porte sans aucun problème. J'ai passé sept mois en prison", a-t-il affirmé dans une interview avec CiberCuba peu après la reconnaissance de sa nationalité américaine."
Lors de la conversation avec cette plateforme, le journaliste a profité de l'occasion pour remercier la "belle gente" qui a participé au crowdfunding qui l'a aidé à sortir de prison. Ces contributions ont couvert les frais juridiques qui lui ont permis de quitter la prison de Californie, où il est resté incarcéré à son arrivée aux États-Unis. Il a également remercié tous les amis qui l'ont soutenu et ne l'ont jamais laissé seul.
"Après tout cela, depuis 2019 à naviguer de travers jusqu'à maintenant. Je pense que c'est une grande conquête. Arriver à ce point, c'est déjà un autre niveau", a-t-il commenté d'une voix entrecoupée, surtout en se remémorant, au milieu de la joie de ce moment, ses parents disparus et après avoir reconnu que la citoyenneté américaine est "un ticket spécial pour la liberté". Il l'a dit, en faisant allusion à la situation actuelle de vigilance migratoire qui règne aux États-Unis.
Ramírez Pantoja a également évoqué des situations amères, comme celle qu'il a vécue lorsqu'une personne proche de lui et de sa famille a été contrainte de lui remettre la lettre d'expulsion de la radio où elle travaillait à Holguín. Ce fut un moment douloureux qu'il considère aujourd'hui comme surmonté. De plus, il affirme avoir pardonné à cette personne et soutient que c'est l'attitude à adopter pour reconstruire la nation cubaine. C'est, insiste-t-il, une garantie pour une future transition démocratique.
Il a également évoqué la seule solution qu'il juge viable à la situation extrême que vit l'île. Selon lui, sans une protestation collective et massive, il n'y aura pas de changement à Cuba.
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