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Un tribunal de Ciego de Ávila a condamné un jeune couple pour la culture et la dissimulation de marijuana lors d'un procès public qualifié par les autorités d'"exemplaire", qui s'est tenu dans le cadre du IV Exercice National de Lutte contre le Crime.
Selon le journal Invasor, le procès a eu lieu au Tribunal Provincial Populaire de Ciego de Ávila et s'est terminé par une peine de sept ans de prison pour l'accusé pour la culture de Cannabis sativa, et de quatre ans pour son épouse, sanctionnée pour complicité. Tous deux résident dans la commune de Venezuela.
Lors de l'enregistrement effectué par les forces de l'ordre au domicile des prévenus, trois plants de marijuana d'un poids total de 66,72 grammes, en état végétatif, ont été saisis.
Selon le jugement rendu par le tribunal, correspondant à l'affaire 118 de 2025, les caractéristiques personnelles des accusés, leur comportement social et la gravité de l'infraction ont été évalués. Tant les condamnés que le ministère public ont le droit de faire appel en cassation s'ils ne sont pas d'accord avec le verdict.
Ce cas fait partie d'une offensive judiciaire nationale orchestrée par le régime cubain. À Las Tunas, un citoyen a été condamné à 15 ans de prison pour trafic de marijuana dans le cadre de cette même campagne répressive.
Des peines similaires ont également été signalées dans d'autres provinces : à Holguín, deux hommes et une femme ont reçu des peines allant jusqu'à huit ans de prison pour des délits liés aux drogues, tandis qu'un tribunal de La Havane a condamné à 15 ans de prison un accusé de trafic de cocaïne et de drogues synthétiques.
Ces procès se sont déroulés parallèlement à ce que le gouvernement appelle une politique de “tolérance zéro”. Cependant, selon diverses analyses, comme celle publiée dans un autre cas de Holguín qui a également été présenté comme un procès exemplaire, ces condamnations fonctionnent davantage comme des avertissements sociaux que comme des procédures judiciaires indépendantes.
Inclus même le langage officiel a suscité des controverses. Lors d'une récente audience à Holguín, l'objectif de dissuader des personnes ayant un "potentiel délictueux" a été reconnu, une expression qui contredit les principes fondamentaux du droit pénal moderne et renforce la perception selon laquelle ces procès font partie d'une stratégie de contrôle social plutôt que de réelle justice.
Malgré le durcissement des peines, la consommation et le trafic de drogues — en particulier des substances synthétiques comme le soi-disant "chimique" ou "papier" — continuent d'augmenter sur l'île. Selon des chiffres officiels du ministère de l'Intérieur, plus de 1 500 personnes ont été arrêtées pour des crimes liés aux drogues au cours de l'année dernière, ce qui met en évidence les limites de l'approche répressive du gouvernement cubain.
Questions fréquentes sur les procès exemplaires concernant les drogues à Cuba
Que sont les jugements exemplaires à Cuba ?
Les procès exemplaires à Cuba sont des procédures judiciaires qui visent à envoyer un message dissuasif à la société, en montrant que certaines conduites seront sévèrement punies. Cependant, dans le contexte cubain, ces procès fonctionnent davantage comme des outils de contrôle social que comme des procédures judiciaires indépendantes, car ils sont utilisés pour punir non seulement des faits avérés, mais aussi des personnes en raison de leur "potentiel délinquant".
Quelles sont les peines appliquées lors des procès pour drogues à Cuba ?
En Cuba, les peines pour les délits liés à la drogue sont sévères. Par exemple, dans le cas de Ciego de Ávila, un homme a été condamné à sept ans de prison pour avoir cultivé de la marijuana, et sa femme a reçu quatre ans pour complicité. Les peines peuvent aller jusqu'à 20 ans de prison ou plus, en fonction de la gravité du délit, comme cela a été observé dans des affaires de trafic de drogue dans d'autres provinces.
Comment la politique de "tolérance zéro" du régime cubain affecte-t-elle le trafic de drogue ?
La politique de "tolérance zéro" du régime cubain a entraîné un durcissement des peines pour les délits liés aux drogues, dans le but de montrer une fermeté face au narcotrafic. Cependant, malgré ces mesures, la consommation et le trafic de drogues, en particulier de substances synthétiques, continuent d'augmenter sur l'île, ce qui suggère que l'approche répressive n'a pas été efficace pour éradiquer le problème.
Quel impact les procès exemplaires ont-ils sur la société cubaine ?
Les procès exemplaires à Cuba ont un impact significatif sur la société, car ils fonctionnent comme des mécanismes d'avertissement social et de contrôle politique. En imposant des peines sévères, le gouvernement cherche à dissuader la population de s'engager dans des activités criminelles, mais renforce également le contrôle social sur les communautés vulnérables, sans s'attaquer aux causes structurelles qui favorisent la délinquance, comme la pauvreté et le chômage.
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