Israël et le Hamas ont signé un accord marquant le début d'un plan de paix, avec la libération de otages et le retrait militaire de zones clés, a rapporté ce mercredi le président Donald Trump.
"Je suis fier d'annoncer qu'Israël et le Hamas ont signé la première phase de notre Plan de Paix", a écrit Trump sur son réseau Truth Social, en communiquant ce qu'il a qualifié d'événement historique et sans précédent.

Selon le dirigeant américain, le pacte prévoit la libération immédiate de tous les otages aux mains de Hamás et un retrait des forces israéliennes jusqu'à une ligne convenue au préalable, dans le cadre d'un engagement à progresser vers une "paix forte, durable et éternelle".
Trump a également remercié les gouvernements du Qatar, d'Égypte et de Turquie pour leur rôle de médiateurs dans le processus.
"C'est un grand jour pour le monde arabe et musulman, pour Israël, pour toutes les nations voisines et pour les États-Unis d'Amérique", a-t-il affirmé.
Il a terminé son message par une citation biblique : « Bénis soient les artisans de paix », laissant entendre que le plan se poursuivra avec des étapes futures pour garantir la stabilité régionale.
Marco Rubio a averti de l'accord imminent et Trump prévoit de se rendre au Moyen-Orient
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a interrompu mercredi le président Donald Trump lors d'une conférence de presse pour lui remettre une note l'avertissant que l'accord entre Israël et le Hamas pour mettre en œuvre le plan de paix à Gaza était "très proche", a rapporté l'agence EFE.
«Le secrétaire d'État vient de me remettre une note dans laquelle il dit que nous sommes très proches d'atteindre un accord au Moyen-Orient et qu'ils auront besoin de moi très bientôt», a déclaré Trump devant les médias durant une table ronde sur la lutte contre le mouvement antifasciste.
Rubio a passé un papier pendant que la procureure générale Pam Bondi parlait, et plus tard, il s'est approché pour lui dire quelque chose à l'oreille. Des photos de presse ont capturé le message écrit, dans lequel le secrétaire suggérait de publier bientôt sur son réseau Truth Social pour être le premier à annoncer le pacte.
Lors de cet événement, Trump a révélé qu'il pourrait se rendre au Moyen-Orient dimanche si les négociations avançaient comme il l'espérait.
Les délégations d'Israël et du Hamas sont en Égypte depuis lundi, en train de négocier avec des médiateurs égyptiens, qatariens et américains les modalités de mise en œuvre du plan de paix en 20 points élaboré par Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza.
Les premières mesures incluent la cessation de l'offensive israélienne et la libération dans un délai de 72 heures de tous les otages capturés par Hamas, qu'ils soient vivants ou morts. Il est également proposé le désarmement du groupe islamiste, le retrait total d'Israël de l'enclave et la formation d'un gouvernement de transition dans la bande.
Hamás, pour sa part, exige la libération de 1 950 prisonniers palestiniens, parmi lesquels 250 condamnés à perpétuité et 1 700 provenant de Gaza, a confirmé à EFE le conseiller en presse du bureau politique du groupe, Taher Al Nono.
Le président a assuré avoir dans la région une équipe de "négociateurs excellents", dirigée par son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff, et a réitéré que les conversations avancent "très bien".
"Nous sommes dans une belle phase, nous espérons que cela se concrétisera, mais nous sommes très proches, tout se passe très bien," a déclaré Trump lors d'une déclaration à la presse.
Pour sa part, Marco Rubio a affirmé qu'il y a eu "beaucoup de progrès" vers un accord et s'est montré "optimiste", bien qu'il ait reconnu qu'il "reste encore du travail à faire".
La signature de l'accord initial entre Israël et le Hamas, annoncé comme un pas vers la paix à Gaza, est le résultat d'une série de manœuvres diplomatiques menées par l'administration du président Donald Trump depuis plusieurs mois.
Depuis le début de l'année, Trump avait déjà annoncé son intention que les États-Unis dirigent une solution pour le conflit, en prenant même un rôle actif dans l'avenir politique de Gaza.
L'avancée la plus visible est survenue lorsque Trump a présenté publiquement un plan de paix en 20 points qui incluait un cessez-le-feu, la libération des otages, le retrait militaire israélien et un gouvernement de transition dans la bande.
Peu après, Hamás a répondu favorablement en montrant des signes de disposition, ce qui a incité le président à demander à Israël de suspendre ses bombardements sur Gaza en guise de geste de bonne volonté.
Avec les négociations en cours, Hamás a annoncé sa disposition à libérer tous les otages israéliens, vivants ou morts, si un cessez-le-feu était garanti.
Ce geste a été interprété comme un tournant. En réponse, Trump a demandé au gouvernement de Netanyahu de cesser les attaques, soulignant qu'une véritable opportunité s'ouvrait pour atteindre la paix.
Le président américain s'est montré "très optimiste" après les déclarations du Hamas et, avec son équipe de conseillers et de négociateurs, a intensifié les contacts avec des acteurs régionaux clés tels que l'Égypte, la Turquie et le Qatar.
En parallèle, son secrétaire d'État, Marco Rubio, s'est rendu en Israël et a lancé un avertissement direct à Hamás, réaffirmant que le soutien militaire américain à l'allié israélien dépendrait des progrès vers une solution négociée.
Les conversations ont finalement produit des résultats lorsque Hamás a accepté de remettre ses armes sous supervision internationale, en échange de garanties concernant la reconstruction de Gaza, la libération de prisonniers palestiniens et l'engagement d'Israël à ne pas réoccuper l'enclave.
L'annonce de l'accord-cadre par Trump a ainsi marqué le début d'une nouvelle étape dans l'un des conflits les plus longs du siècle.
Questions fréquentes sur l'accord de paix entre Israël et le Hamas soutenu par Trump
Quel est l'objectif de l'accord de paix entre Israël et le Hamas ?
L'objectif de l'accord est de lancer un plan de paix qui inclut la libération des otages et le retrait militaire des zones clés, dans le cadre d'un engagement à progresser vers une paix solide, durable et éternelle dans la région du Moyen-Orient.
Quel rôle a joué Donald Trump dans l'accord de paix entre Israël et le Hamas ?
Donald Trump a été l'initiateur du plan de paix et le responsable de l'annonce de l'accord. Son administration a présenté un plan en 20 points visant à mettre fin au conflit à Gaza, avec la médiation de pays comme le Qatar, l'Égypte et la Turquie.
Quelles mesures inclut le plan de paix présenté par Trump ?
Le plan de paix inclut la cessation de l'offensive israélienne, la libération des otages dans un délai de 72 heures, le désarmement du groupe islamiste Hamás et le retrait total d'Israël de l'enclave. Il est également prévu la formation d'un gouvernement de transition dans la bande de Gaza.
Quelles pourraient être les conséquences si le Hamas n'accepte pas l'accord de paix proposé par Trump ?
Si Hamás n'accepte pas l'accord de paix, Donald Trump a averti que "un enfer comme jamais auparavant se déchaînera". Cela indique qu'il pourrait y avoir une intensification du conflit, avec le soutien total des États-Unis à Israël pour poursuivre son offensive militaire.
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