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À neuf ans de la mort de Fidel Castro, le dirigeant cubain Miguel Díaz-Canel a de nouveau invoqué la figure du dictateur au milieu du déclin le plus profond que Cuba ait connu depuis des décennies.
Dans un message publié sur X, Díaz-Canel a affirmé que Castro, décédé un jour comme aujourd'hui en 2016, continue de communiquer avec le pays à travers son “héritage” et son “immortalité”.
« Qui en doute devrait lire, voir ou entendre combien le Commandant en Chef de la #RévolutionCubane continue de nous parler, depuis l'immortalité de ses idées et la force de son héritage, qui nous défie chaque jour », a écrit le dirigeant communiste.
Un message déconnecté de la réalité cubaine
Les mots de Díaz-Canel arrivent à un moment particulièrement critique pour la population, marqué par : la pire crise économique depuis 30 ans ; pénurie de nourriture et de médicaments ; coupures de courant quotidiennes et prolongées ; effondrement du système de santé, augmentation des maladies et détérioration de l'infrastructure de base, et un exode migratoire historique.
Mientras la crise enchaîne des records de gravité, le dirigeant fait de nouveau appel à la figure de Fidel Castro comme guide idéologique, malgré le fait que son héritage politique est évoqué, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'île, comme l'origine de la crise structurelle que traverse Cuba.
L'utilisation du symbole Fidel en temps de crise
Pour de nombreux analystes et citoyens, le recours constant du gouvernement à la figure de Castro — neuf ans après sa mort — révèle un manque de leadership autonome et l'incapacité à proposer des solutions concrètes face à l'urgence nationale.
Le pays fait aujourd'hui face à un panorama marqué par la paralysie économique, le mécontentement social, les milliers de prisonniers politiques et la répression qui s'est intensifiée après les manifestations du 11J, le tout sous un gouvernement qui insiste à regarder vers le passé pour justifier sa continuité.
Pendant ce temps, la réalité frappe le citoyen
Les Cubains de base font face quotidiennement à des salaires qui ne suffisent même pas pour une semaine, des marchés vides, des hôpitaux en déclin, des coupures de courant dépassant 10 heures dans certaines zones intérieures, un transport saturé, et une augmentation alarmante de la pauvreté.
Dans ce contexte, les paroles de Díaz-Canel suscitent des critiques parmi les citoyens et certains secteurs de l'exil qui estiment que le dirigeant vit dans une "bulle idéologique" pendant que le pays s'enlise.
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