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La désespérance a de nouveau éclaté sur les réseaux sociaux avec la demande urgente de l'activiste Idelisa Diasniurka Salcedo Verdecia, qui a rendu public le cas d'un enfant cubain ayant un besoin urgent de donneurs de sang A+ pour pouvoir être stabilisé.
Selon les détails partagés sur Facebook, l'enfant souffre d'anémie hémolytique et présente une rate extrêmement enflée, une combinaison qui l'a déjà conduit il y a deux jours à l'hôpital de Morón avec 0 plaquettes.
Actuellement, il est signalé dans un état grave, tandis que sa famille essaie, contre la montre, d'obtenir le sang que le système de santé ne peut pas garantir.
La mère du petit, dont le téléphone a été diffusé (50841393), et la grand-mère (55478157), demandent de l'aide à quiconque pourrait faire une donation.
«S'il vous plaît, aidez et partagez», conclut ce bref message qui, comme tant d'autres ces derniers mois, remplace le rôle que devraient jouer les institutions.
Un cri de détresse qui s'ajoute à tant d'autres
Ce cas ne se produit pas dans le vide.
Il y a environ 10 jours, la comédienne et chanteuse Iyaima Martínez Navarro a également dépendu de la solidarité citoyenne pour pouvoir être opérée à l'hôpital Hermanos Ameijeiras, où elle avait besoin de sang B+, acceptant des dons de O+ et B-.
Sa collègue Mariela López Galano a dû diffuser la demande sur les réseaux, y compris des numéros de téléphone pour coordonner l'aide, car sans donateurs, l'intervention ne pouvait pas se réaliser.
D jours auparavant, à Bayamo, une autre femme a exprimé publiquement son angoisse : elle cherchait des donneurs B- et O- pour sauver sa mère, âgée de 53 ans.
Elle l'a fait avec urgence et une offre désespérée : elle était même prête à payer, car l'hôpital ne disposait pas de réserves. Chaque minute comptait, et la seule porte qui restait ouverte était celle de l'aide d'inconnus.
Les deux cas ont montré avec une grande clarté comment de nombreuses familles cubaines dépendent exclusivement des réseaux sociaux pour tenter de sauver la vie d'un être cher, dans un pays où les institutions sanitaires ne parviennent plus à fournir des réponses de base.
Ce qui est annoncé officiellement ne correspond pas à ce que vivent les gens
En contraste avec cette réalité, à cette époque, les autorités sanitaires de Granma assuraient que la banque de sang de Bayamo avait "toutes les conditions" pour fonctionner normalement en raison de la proximité de l'ouragan Melissa.
La directrice provinciale de la Santé a affirmé publiquement que le personnel et les ressources étaient garantis.
Cependant, les cas qui ont émergé immédiatement après, comme celui de Marilin, ont montré que la situation dans les hôpitaux ne ressemblait en rien à ce discours.
La nécessité de recourir aux réseaux pour chercher du sang démontre qu'en pratique, les familles continuent de faire face à un contexte où l'essentiel fait défaut et où la réponse institutionnelle est insuffisante.
Une chaîne d'urgences qui ne surprend plus personne
Les demandes de sang sont devenues un reflet de la dégradation du système : des familles qui cherchent des plaquettes pour de jeunes enfants, des patients adultes qui doivent s'enregistrer depuis un lit pour demander de l'aide, des hôpitaux incapables d'assurer des fournitures essentielles.
En Holguín, les proches d'une fille de deux ans atteinte de leucémie ont dû demander deux dons quotidiens de plaquettes via Internet.
En Ciego de Ávila, un homme de 38 ans avec le même diagnostic a supplié publiquement pour du sang depuis l'hôpital même où il aurait dû être pris en charge.
Chacun de ces cas confirme la gravité du panorama sanitaire : pénurie de réactifs, manque de fournitures de base, laboratoires sans ressources, banques de sang incapables de répondre à la demande.
Et au milieu de ce vide, les familles portent la responsabilité d'obtenir ce qui, dans tout système fonctionnel, serait garanti.
Lorsque les réseaux deviennent la seule ressource
La demande de Diasniurka concernant l’enfant de Morón souligne une vérité douloureuse : à Cuba, la survie dépend plus de la solidarité des gens que de la capacité du système de santé.
Ce sont les citoyens qui font circuler les demandes, donnent, coordonnent, partagent et soutiennent de manière informelle ce qui devrait être une obligation de l'État.
Alors que les familles espèrent l'apparition de donneurs A+ à temps pour stabiliser le petit, son cas s'ajoute à un pays où chaque urgence médicale semble se résoudre uniquement si elle devient virale.
Une nouvelle preuve de la façon dont le droit à la santé, loin d'être garanti, est devenu une bataille quotidienne contre la pénurie, la précarité et un silence officiel de plus en plus insoutenable.
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