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Le gouvernement du Venezuela a confirmé ce mardi qu'il continuera à accueillir les vols de déportation envoyés par les États-Unis, malgré la déclaration du président Donald Trump annonçant la fermeture de l'espace aérien du pays sud-américain.
Selon un rapport de AP, le régime du dictateur Nicolás Maduro a annoncé que les vols de rapatriement continueront d'opérer deux fois par semaine, suite à une demande formelle du gouvernement des États-Unis.
La décision contredit une annonce précédente du régime lui-même, qui a assuré samedi que Washington avait suspendu les vols de manière unilatérale.
La confirmation a été annoncée suite à la demande de la compagnie aérienne américaine Eastern Airlines pour un survol et un atterrissage à l'aéroport de Maiquetía, prévue pour mercredi, une démarche qui a été rendue publique par le Ministère des Relations Étrangères du Venezuela.
Les vols, qui font partie de l'accord migratoire conclu entre les deux pays, ont permis la déportation de plus de 13 000 Vénézuéliens en 2025, selon des données officielles.
Les migrants arrivent régulièrement à Caracas par des avions affrétés par le gouvernement américain ou par la compagnie aérienne d'État vénézuélienne Conviasa.
La continuité des vols se déroule au milieu de tensions bilatérales après les déclarations de Trump concernant la situation dans les Caraïbes.
Le président américain avait averti que l'espace aérien vénézuélien devait être considéré comme fermé pour des raisons de sécurité, et que toute aeronave ou tout bâtiment lié au régime de Maduro pourrait faire l'objet de sanctions ou d'actions militaires.
L'opération Southern Spear, une offensive des États-Unis contre les réseaux de trafic de drogue dans les Caraïbes, a inclus des attaques contre des embarcations soupçonnées d'opérer sous le contrôle de structures liées au régime vénézuélien.
Malgré la friction, Caracas a décidé de maintenir les vols de déportation, un signe que le gouvernement de Maduro cherche à préserver certains canaux de communication avec Washington au milieu de son isolement international croissant.
Depuis 2022, la Maison Blanche a exercé des pressions sur Maduro pour qu'il accepte le retour des Vénézuéliens munis d'ordres de déportation, après des années durant lesquelles Caracas refusait de recevoir ses propres citoyens expulsés pour des raisons migratoires.
Au cours des dernières semaines, Trump a insisté sur le fait que son administration renforcera la politique de déportations et la lutte contre le trafic de drogue, des domaines dans lesquels il a accusé le régime de Maduro de complicité avec des groupes criminels.
La décision vénézuélienne de maintenir ouverts les vols de rapatriement pourrait indiquer une tentative du chavisme d'éviter des sanctions supplémentaires, même si la rhétorique hostile entre les deux gouvernements persiste.
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