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Le chancelier du régime Bruno Rodríguez Parrilla a déclaré ce lundi sur X que les saisies pétrolières des États-Unis ont un “impact direct sur le système énergétique national”.
“Les mesures du gouvernement des États-Unis pour entraver le libre commerce des ressources pétrolières vénézuéliennes et poursuivre les navires transportant du carburant vers Cuba ne sont pas nouvelles et ne sont pas directement liées au déploiement militaire actuel dans les Caraïbes et au blocus naval contre le Venezuela”, a commenté le diplomate.
“C'est une partie de l'objectif fixé de détruire la Révolution cubaine, de renverser le légitime gouvernement bolivarien et chaviste, et de s'accaparer par la force les ressources naturelles critiques et stratégiques de la région”, a-t-il ajouté.
Pour le fonctionnaire, les saisies ont « un impact direct sur le système énergétique national et, par conséquent, sur la vie quotidienne de notre peuple ».
La chute des envois de pétrole brut en provenance du Venezuela vers Cuba, au milieu d'une pression accrue des États-Unis sur la soi-disant "flotte fantôme" vénézuélienne, soulève une question clé pour La Havane : qui peut combler le déficit de carburant laissé par Caracas ?
Des experts consultés par EFE avertissent que, si les livraisons vénézuéliennes diminuent encore, l'impact pour l'île serait "désastreux", dans un contexte de coupures prolongées, de crise économique et de manque de devises pour acheter du pétrole sur le marché.
Selon le rapport, la dépendance énergétique s'est consolidée depuis le Traité Intégral de Coopération Cuba-Venezuela (2000), lorsque Caracas a commencé à payer des services professionnels cubains —principalement des médecins et des enseignants, en plus d'experts en sécurité et en défense—avec du pétrole.
Bien qu'il n'existe pas de données officielles publiques sur les volumes, des spécialistes cités, dont Arturo López-Levy, conviennent que les envois ont diminué au cours de la dernière décennie en raison de la baisse de la production vénézuélienne et des sanctions américaines.
Cette année, le Venezuela —qui avait atteint une contribution de 100 000 barils par jour— aurait envoyé une moyenne de 27 000 barils par jour, selon le service spécialisé de Reuters cité par EFE.
Le problème est d'une ampleur supérieure car, toujours selon des estimations indépendantes citées, Cuba a eu besoin cette année de 110 000 à 120 000 barils par jour.
De ceux-ci, environ 40 000 proviennent de la production nationale et le reste doit être importé.
Cette réalité se traduit dans la vie quotidienne : des coupures de courant allant jusqu'à 20 heures, des industries paralysées et de longues files d'attente pour le carburant.
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