Manuel Marrero admet l'échec des institutions face à la crise des déchets à La Havane : "Nous méritons des résultats"



Le Premier ministre cubain a reconnu que les efforts du gouvernement n'ont pas réussi à résoudre la grave crise des déchets à La Havane et a demandé des résultats immédiats, tout en appelant les institutions à impliquer la population dans la gestion des déchets, malgré la responsabilité de l'État.

Manuel MarreroPhoto © Canal Caribe

Le premier ministre de Cuba, Manuel Marrero Cruz, a reconnu que le gouvernement n'a pas réussi à résoudre la profonde crise des ordures à La Havane, où des tas de déchets s'accumulent depuis des années dans les rues et les quartiers sans qu'il existe de résultats visibles dans les efforts de collecte.

Lors d'une réunion d'analyse sur les tâches de désinfection dans la capitale, Marrero a souligné que la haute direction du gouvernement ne remet pas en question l'effort, le sacrifice ni le dévouement des dirigeants impliqués dans cette tâche, mais a admis que “l'on ne perçoit pas les résultats”.

Nous, et le peuple, méritons que l'effort des institutions soit récompensé par des résultats, a souligné le Premier ministre, tout en exigeant que la nouvelle stratégie de travail de 2026 soit orientée vers l'obtention de résultats immédiats dans le nettoyage et l'hygiène de la ville.

Marrero a également appelé les organismes de l'Administration de l'État à impliquer la population dans la gestion des déchets. “Nous devons associer la population à ce combat”, a-t-il affirmé.

Cependant, dans la pratique, les Cubains n'ont pas les ressources ni les moyens pour assumer une tâche qui, dans pratiquement le monde entier, incombe à l'État.

À La Havane, les camions de collecte des déchets sont rares ou hors service, et la gestion des déchets solides est devenu l'un des problèmes les plus graves et visibles de la ville, mais ce n'est pas exclusif à la capitale. Les problèmes d'hygiène sont une constante à travers tout le pays.

La crise des déchets se produit en pleine épidémie d'arboviroses, incluant le dengue et le chikungunya, maladies transmises par le moustique Aedes aegypti, qui se multiplie dans les décharges sauvages et les zones insalubres.

La prolifération des déchets n'affecte pas seulement le paysage urbain et la qualité de vie des Cubains, mais représente également un risque direct pour la santé publique.

Dans plusieurs municipalités de la capitale, les habitants dénoncent l'accumulation de milles de mètres cubes de déchets non ramassés, tandis que le gouvernement continue de ne pas proposer de solution durable au problème.

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