Revers judiciaire pour Trump : Une juge bloque la fin du TPS pour ces citoyens



Une juge fédérale a bloqué la fin du TPS pour les citoyens du Soudan du Sud aux États-Unis, évitant ainsi les déportations en janvier 2026. La décision, critiquée par le DHS, remet en question la politique migratoire de Trump.

Cour SuprêmePhoto © Wikimedia Commons

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Une juge fédérale a bloqué temporairement le plan de l'administration du président Donald Trump visant à mettre fin au Estatus de Protection Temporelle (TPS) pour les citoyens du Soudan du Sud aux États-Unis, une mesure qui aurait exposé des centaines de bénéficiaires à la déportation à partir de janvier 2026, selon Reuters.

La juge de district Angel Kelley, à Boston (Massachusetts), a accordé une demande d'urgence déposée par plusieurs citoyens sud-soudanais et un groupe pro-immigration pour empêcher l'expiration du TPS.

La fin du programme était prévue pour le 6 janvier 2026, date à partir de laquelle les environ 300 citoyens du Sud-Soudan vivant et travaillant légalement sous le TPS —ou avec des demandes en cours— deviendraient éligibles à la déportation, selon le rapport.

Kelley a émis une suspension administrative qui suspend la politique pendant que le litige se poursuit.

Il a averti que permettre à la décision de prendre effet avant que le tribunal n'analyse le cas "aurait un impact immédiat" en dépouillant les bénéficiaires de leur statut légal, ce qui pourrait entraîner "immédiatement" des expulsions.

Il a également souligné que les conséquences sont "significatives et de grande envergure" et nécessitent un examen minutieux des mérites.

La demande a été déposée par quatre migrants du Sud-Soudan ainsi qu' African Communities Together, une organisation à but non lucratif.

Ils ont affirmé que la mesure du Département de la Sécurité Nationale (DHS) était illégale et les exposait à être renvoyés dans un pays traversant de multiples crises humanitaires.

Réponse du DHS et l'argument du Gouvernement

La porte-parole du DHS, Tricia McLaughlin, a critiqué la décision judiciaire et a affirmé que le jugement ignore l'autorité constitutionnelle et statutaire du président.

Il a également soutenu que le TPS pour le Soudan du Sud "n'a jamais eu l'intention d'être un programme d'asile de facto".

Dans une autre déclaration mentionnée, McLaughlin a affirmé — sans fournir de preuves — qu'il existe une "paix renouvelée" au Soudan du Sud et que "c'est maintenant le bon moment" pour conclure une désignation qui, a-t-il déclaré, a toujours été temporaire.

Reuters rappelle que le conflit touche le Soudan du Sud depuis son indépendance en 2011. Bien que la guerre civile se soit officiellement terminée en 2018, les combats ont persisté dans de vastes zones du pays ; le rapport mentionne que le conflit a fait environ 400 000 morts.

Il indique également que le Département d'État des États-Unis conseille à ses citoyens de ne pas voyager là-bas.

Le jugement représente une victoire temporaire pour les défenseurs des immigrants et un revers pour l'effort plus large de l'administration Trump visant à restreindre le programme humanitaire.

Le rapport le présente comme faisant partie d'une série de contestations contre des mesures similaires visant à éliminer les protections pour les citoyens d'autres pays, notamment la Syrie, le Venezuela, Haïti et le Nicaragua.

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