Trump a déclaré intouchables les revenus du pétrole vénézuélien sous la garde du Département du Trésor



Trump protège les revenus pétroliers vénézuéliens sous la garde des États-Unis pour éviter les embargos et stabiliser le Venezuela, cherchant à réduire la migration et le narcotrafic, tout en favorisant les investissements étrangers.

Donald Trump et le Département du Trésor des États-Unis.Photo © Collage/Facebook/La Maison Blanche et Flickr/ RH&XL

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé un décret exécutif d'urgence visant à empêcher que des tribunaux ou des créanciers puissent saisir les revenus provenant de la vente de pétrole vénézuélien qui sont déposés sur des comptes du Trésor américain.

La mesure déclare que ces fonds, dérivés des opérations pétrolières et de la vente de diluants, sont la propriété souveraine de l'État vénézuélien et qu'ils restent sous la garde de Washington exclusivement à des fins gouvernementales et diplomatiques. En conséquence, toute tentative de saisie, sentence ou procédure judiciaire contre ces ressources est interdite et sera considérée comme nulle.

Selon la Maison Blanche, permettre la saisie de ces revenus pourrait saper les efforts des États-Unis pour stabiliser la situation politique et économique au Venezuela, un objectif que l'administration Trump relie à la réduction des flux migratoires irréguliers, à la lutte contre le narcotrafic et à la contenance des acteurs considérés comme hostiles dans la région, comme l'Iran et le Hezbollah.

L'ordre exécutif s'appuie sur la Loi sur les Pouvoirs Économiques d'Urgence Internationale et sur la Loi sur les Situations d'Urgence Nationales, des instruments légaux qui permettent au président de déclarer une menace extraordinaire pour la sécurité nationale et d'adopter des mesures exceptionnelles.

Trump a soutenu que l'utilisation judiciaire de ces fonds interférerait directement dans la politique étrangère américaine et dans la gestion de ses relations internationales.

Le texte souligne que les ressources ne peuvent pas être réclamées par des créanciers privés ni par des entreprises ayant des litiges en cours contre l'État vénézuélien, y compris celles qui maintiennent des plaintes de plusieurs millions pour des expropriations survenues lors de processus de nationalisation dans des décennies passées.

L'ordre évite de mentionner des noms spécifiques, mais le contexte inclut de grandes compagnies pétrolières qui ont quitté le Venezuela après avoir perdu des actifs stratégiques.

La décision présidentielle s'inscrit dans un effort plus large de Washington visant à reconfigurer sa relation avec le secteur énergétique vénézuélien.

Selon des rapports officiels, l'administration Trump cherche à inciter des investissements étrangers de grande envergure dans l'industrie pétrolière de ce pays sud-américain et à faciliter des accords permettant l'approvisionnement en pétrole vénézuélien pour des raffineries américaines spécialement adaptées à son traitement.

Depuis la Maison Blanche, on insiste sur le fait que les fonds protégés devront finalement être destinés à promouvoir la paix, la prospérité et la stabilité au Venezuela, sous la supervision du Département d'État et du Département du Trésor, renforçant ainsi le contrôle politique et diplomatique de Washington sur l'avenir de ces revenus stratégiques.

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