Le Venezuela maintient 777 prisonniers politiques après l'arrestation de Nicolás Maduro



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Familles devant El HelicoidePhoto © X/Realidad Helicoide

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La ONG Foro Penal a déclaré que Venezuela maintient un total de 777 prisonniers politiques, malgré le processus de libérations annoncé par le président du Parlement, Jorge Rodríguez, quelques jours après que les États-Unis aient capturé Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier dernier à Caracas.

Selon les précisions de l'organisation dans une vidéo publiée sur Instagram, du 8 janvier jusqu'à ce lundi, 143 libérations ont été enregistrées, bien qu'aucune nouvelle libération n'ait été signalée depuis samedi, a rapporté EFE.

L'information a été fournie par Alfredo Romero, directeur président de Foro Penal, qui a insisté sur le fait que les mesures appliquées ne signifient pas une liberté totale pour les détenus.

« Nous continuons d'attendre la libération totale des prisonniers politiques. Je parle de libération totale car les mises en liberté ne signifient pas liberté, puisqu'ils restent soumis à des mesures restrictives », a affirmé Romero.

L'activiste a précisé que beaucoup des libérés ont une interdiction de quitter le pays ou des restrictions pour s'exprimer devant les médias.

Dans plusieurs prisons, des membres de familles de détenus attendent depuis des semaines de nouvelles libérations, dormant devant les établissements pénitentiaires et réclamant justice pour leurs proches.

Après les élections présidentielles du 28 juillet 2024, plus de 2 400 personnes ont été arrêtées sous des accusations de terrorisme et de vandalisme.

Bien que la majorité ait été ultérieurement libérée, des organisations non gouvernementales et des partis d’opposition assurent qu'il s'agissait de détentions arbitraires et dénoncent une politique de répression systématique du régime chaviste.

Malgré cela, le gouvernement de Nicolás Maduro soutenait jusqu'à son arrestation que le Venezuela était “libre de prisonniers politiques” et que les emprisonnés avaient commis des “délits graves”.

Le rapport de Foro Penal contredit cette version et reflète que, même au milieu du processus de transition après l'arrestation de Maduro, la répression politique dans le pays reste une réalité.

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