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Le député républicain Carlos Giménez a lancé de fortes déclarations contre Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela, la qualifiant de membre d'une “gang bolibourgeois qui a pillé le pays”, en référence au groupe lié au chavisme qui dirige la politique vénézuélienne depuis des décennies.
Dans un message publié sur son compte X, Giménez a présenté la leader d'opposition María Corina Machado comme “le Venezuela décent, honorable et libre”, tout en accusant Rodríguez et ses proches d'être des “bourreaux terroristes” responsables de l'appauvrissement et de la corruption au Venezuela.
Sa déclaration est l'une des critiques les plus sévères d'un législateur américain envers la nouvelle direction qui dirige le pays caribéen depuis que Nicolás Maduro a été capturé par des forces américaines au début de janvier. Giménez a affirmé qu'“il leur reste peu de temps”, en référence à l'environnement politique qui entoure Rodríguez.
Cependant, ces mots contredisent ouvertement la position exprimée par le président des États-Unis, Donald Trump, concernant la dirigeante vénézuélienne.
Trump a confirmé qu'il a récemment eu une longue et excellente conversation téléphonique avec Rodríguez, au cours de laquelle ils ont discuté d'un large éventail de questions bilatérales, y compris des sujets tels que le pétrole, les minéraux, le commerce et la sécurité. Le dirigeant l'a qualifiée de "personne fantastique" avec laquelle "ils ont très bien travaillé".
Selon des rapports de EFE et d'autres médias, Trump a souligné la relation positive et a noté que le dialogue avec la présidente par intérim se déroule "très bien", même alors que son administration s'efforce de réhabiliter les canaux diplomatiques avec le Venezuela après des années de rupture.
La conversation se déroule dans un contexte inhabituel : Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro, a assumé la présidence par intérim du pays après la capture de l'ancien président, dans un processus constitutionnel qui vise à assurer la continuité administrative.
La relation entre les États-Unis et le gouvernement vénézuélien est devenue plus pragmatique au milieu de cette transition, Washington explorant des accords possibles dans des secteurs tels que l'énergie et maintenant un dialogue même en pleine tension politique aux États-Unis et entre les secteurs de l'opposition vénézuélienne.
La disparité entre les critiques de Giménez et les expressions de Trump met en évidence les divergences au sein même de l'establishment américain sur la manière d'aborder la crise vénézuélienne, oscillant entre la confrontation ouverte et la coopération stratégique à un moment de profonds changements politiques à Caracas.
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