« La délinquance ne respecte même pas les barreaux », admet la télévision officielle à Cuba, alors que le vandalisme et l'impunité progressent



Le discours officiel blâme l'« indiscipline sociale », mais la police se distingue par son absencePhoto © Facebook/Soy Holguín

Un reportage de Canal Caribe a montré récemment des vols répétés de grilles et des dégâts aux espaces publics à La Havane et à Holguín, des actes commis en plein jour et sans conséquences visibles pour les responsables.

Lors d'une émission du journal télévisé, le journaliste officiel Abdiel Bermúdez a présenté des images de clôtures arrachées au lycée Fructuoso Rodríguez, à Vedado, actuellement occupé illégalement après le retrait des gardiens.

Des voisins ont affirmé avoir signalé la situation à plusieurs reprises sans obtenir de réponse efficace de la part des autorités.

Le rapport comprenait une vidéo enregistrée à 14h00 à Holguín, où un homme arrache et emporte un morceau de clôture du parc Julio Grave de Peralta, plus connu sous le nom de Parc des Fleurs, devant le télécentre Telecristal.

L'enregistrement, diffusé sur les réseaux sociaux, a mis en évidence l'absence de dissuasion et la répétition du délit au même endroit, comme l'ont confirmé des résidents.

Canal Caribe a également montré la situation à la Finca de los Monos, dans le Cerro habanero, où des responsables ont signalé la perte d'environ 26 panneaux de grillages en près d'un an, en plus de vandalisme sur des centres électriques qui aggravent les coupures de courant.

Des témoignages ont même signalé la participation d'un camion avec des plaques d'immatriculation officielles dans l'un des vols.

Bien que le journal ait évoqué la “responsabilité partagée” et ait fait appel à la dénonciation citoyenne, les personnes interviewées ont souligné le manque de réponse de la police, l'absence de protection des installations et l'impact économique récurrent pour les entités qui n'arrivent pas à “redresser la tête” en raison des dommages constants.

Les commentaires du public, recueillis sur les réseaux sociaux, ont mis en lumière une crise sociale plus profonde, avec des dénonciations sans suite, des occupations tolérées, des policiers absents et un sentiment généralisé d'impunité.

Pour beaucoup, l'accent mis par les autorités sur le vandalisme évite de discuter des causes profondes telles que la crise économique, la dégradation institutionnelle et le manque de contrôle effectif, qui permettent à ces faits de se reproduire en plein jour.

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