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Un important déploiement de police a eu lieu vendredi dans le quartier La Mariposa, à Santiago de Cuba, dans le cadre d'une opération de recherche visant plusieurs jeunes présumément impliqués dans des vols d'huile domestique.
Selon des témoignages de voisins au communicateur Yosmany Mayeta, dès le matin, une présence inhabituelle de patrouilles, d'agents et de mouvements constants a été remarquée près de la filature Celia Sánchez Manduley et de l'usine d'huile, dans le district José Martí.
L'opération a suscité des inquiétudes au sein de la communauté, habituée à constater que les problèmes d'insécurité se multiplient avant l'arrivée des forces de l'ordre.
Des habitants du quartier ont commenté que l'objectif de l'opération serait de localiser plusieurs jeunes liés à des groupes qui agissent la nuit et qui seraient impliqués dans le vol récent de plusieurs bouteilles d'huile de l'usine.
Ce qui a suscité le plus de préoccupations, c'est que le liquide volé avait une forte odeur de pétrole. Cela a éveillé des soupçons d'une possible adulteration et des craintes concernant le risque que sa commercialisation pourrait poser pour la consommation humaine.
On pense que le produit a été mélangé ou contaminé avant d'être tenté de le vendre sur le marché informel.
Dans le post, plusieurs utilisateurs spéculent sur le fait que les responsables auraient volé de l'huile pour la vendre dans des contenants préalablement contaminés par des résidus de pétrole.
« Peu importe les dégâts causés, c'est l'argent », a interrogé une internaute.
«Personne ne sait combien d'entre nous tomberions malades à cause de cette altération», a souligné une autre.
La tension s'est également étendue aux quartiers voisins, où les résidents assurent que les vols et l'insécurité nocturne ont augmenté.
Beaucoup soulignent que ce type d'opération intervient souvent lorsque le problème est déjà hors de contrôle et que la communauté vit dans une peur constante.
Jusqu'à présent, il n'existe pas de communiqué officiel confirmant des arrestations, des saisies ou des résultats concrets de l'opération. Les autorités n'ont pas fourni d'informations publiques sur le nombre de personnes recherchées ni sur d'éventuelles arrestations effectives.
Le manque d'informations officielles a laissé place aux rumeurs et aux conjectures, alimentant la méfiance des voisins, qui réclament une plus grande transparence et des actions préventives, et non seulement des opérations ponctuelles lorsque la situation est déjà critique.
L'affaire remet sur la table la combinaison d'insécurité, de marché illégal et de détérioration des conditions de vie dans les quartiers populaires, où la population vit au milieu de la pénurie, de la délinquance et de l'incertitude.
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