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La plateforme féministe Yo Sí Te Creo en Cuba a dénoncé ce lundi deux nouveaux féminicides survenus sur l'île durant le mois de janvier, ainsi que la disparition d'une femme dans la province de Pinar del Río.
Les faits portent à quatre le nombre d'assassinats de femmes enregistrés officiellement par l'observatoire conjoint de Yo Sí Te Creo et l'Observatoire de Genre d'Alas Tensas (OGAT) depuis le début de 2026.
Selon le rapport, Claudia Surely Varela Toledano, âgée de 26 ans, a été assassinée le 14 janvier par son ex-partenaire et père de sa seule fille, dans une maison du quartier Sánchez Soto, dans la ville de Camagüey. La jeune femme laisse une petite fille orpheline qui, selon l'observatoire, a été témoin du crime.
Le deuxième cas a été signalé depuis la semaine dernière et concerne Mileidis Dueñas Pérez, connue sous le nom de “La Jimagua”, âgée de 46 ans, qui a été tuée le 16 janvier également par son ex-partenaire, dans le quartier Obeso, de la municipalité San Juan y Martínez, à Pinar del Río. La victime laisse derrière elle trois filles, dont une mineure.
Dans les deux cas, les présumés agresseurs ont été arrêtés par la police, selon les informations fournies par l'organisation.
Además, Yo Sí Te Creo a signalé la disparition d'une femme identifiée par ses proches comme Yanicel (Valdés ou Martínez), connue sous le nom de “La Rusa”, également à San Juan et Martínez. Les activistes ont recommandé de lancer une #AlertaYeniset pour soutenir sa recherche citoyenne.
Le suivi des féminicides à Cuba continue d'être mené par des collectifs indépendants en raison de l'absence de statistiques officielles.
Jusqu'au 23 janvier 2026, les observatoires OGAT et Yo Sí Te Creo en Cuba comptabilisent 4 féminicides, 1 tentative de féminicide et 1 meurtre d'homme pour des raisons de genre.
De plus, ils enquêtent sur une douzaine de possibles féminicides et tentatives survenus en 2025 et au début de 2026, y compris de nouveaux cas dans la province de Granma.
Ces faits, documentés par la citoyenneté, des médias indépendants et des activistes, reflètent une grave crise de violence de genre dans le pays, où les victimes restent non protégées face à l'absence de protocoles étatiques efficaces de prévention et de prise en charge.
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