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Le gouvernement argentin a recommandé à ses citoyens "d'éviter ou de remettre à plus tard" les voyages touristiques à Cuba en raison du "détérioration des conditions de vie" sur l'île.
Un communiqué gouvernemental officiel mentionne comme avertissement le manque de carburant —même dans les zones touristiques—, des coupures de courant prolongées, des impacts sur l'accès à l'eau courante et une pénurie de nourriture et de médicaments.
L'avertissement argentin est connu le même jour où la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a réagi aux mesures annoncées par Donald Trump concernant l'approvisionnement énergétique à Cuba.
Dans sa communication, l'Argentine a formulé une recommandation directe : ne pas voyager ou reprogrammer les déplacements touristiques vers Cuba. De plus, elle a suggéré que ceux qui se trouvent déjà dans le pays demeurent attentifs à l'évolution de la situation.
"Il est conseillé à ceux qui résident actuellement dans ce pays de rester attentifs à l'évolution de la situation", indique le texte.
Le communiqué survient un jour après que Trump ait proclamé des mesures tarifaires à l'égard des pays qui fournissent du pétrole à Cuba.
Tension dans la région
En pleine tension géopolitique, il a également été révélé que plusieurs ambassades et entreprises internationales seraient en train de mettre discrètement à jour leurs protocoles d'évacuation face à la possibilité d'un scénario d'urgence accru sur l'île.
Les entreprises et les ambassades présentes à Cuba ont commencé à réviser leurs plans de contingence face à la montée de la pression de Washington, dans un contexte marqué par la crise interne et l’instabilité géopolitique dans les Caraïbes suite à l’arrestation par les États-Unis de l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro.
Certaines légations se prépareraient également à faire face à des périodes prolongées sans électricité, eau ou combustible, des éventualités de plus en plus courantes sur l'île et qui pourraient s'intensifier en cas de crise majeure.
D'autres ambassades, bien qu'elles affirment ne pas voir de besoin immédiat d'activer des protocoles, reconnaissent qu'elles restent en alerte.
Depuis la capture de Maduro le 3 janvier dernier, les États-Unis ont lancé des avertissements directs à La Havane et ont renforcé le blocus énergétique, forçant la fermeture de l'approvisionnement en pétrole vénézuélien, principale source d'approvisionnement du régime cubain.
Donald Trump a récemment affirmé que Cuba était "sur le point de tomber" après le coup énergétique, et il a même ajouté que la seule chose qu'il restait à faire était "d'entrer et de détruire l'endroit".
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