Le gouvernement de Cuba a commencé à fermer certains hôtels de l'île et à transférer des touristes vers d'autres installations dans le cadre du paquet de mesures adopté face à la pénurie de carburant, ont confirmé ce samedi des sources du secteur à EFE.
La mesure a été décrite lors de la Mesa Redonda par le vice-premier ministre Óscar Pérez-Oliva Fraga comme une “compaction” du tourisme pour réduire les consommations énergétiques et profiter de la haute saison.
Dans des déclarations à la télévision d'État, il a assuré qu'« un plan a été conçu dans le domaine du tourisme pour réduire la consommation d'énergie, regrouper les installations touristiques, et profiter de la haute saison ».
Bien que le fonctionnaire n'ait pas donné de détails sur l'étendue de la compactation, des sources du secteur ont déclaré à EFE —sous le couvert de l'anonymat— qu'à partir de ce vendredi, des hôtels sont en train de fermer et des touristes internationaux sont relogés dans d'autres centres.
Selon ces sources, l'impact concerne principalement des installations situées à Varadero et sur les cays du nord du pays.
D'autre part, un travailleur du tourisme, qui a demandé à ne pas divulguer son nom, a confirmé à CiberCuba qu'à Varadero, les travailleurs auraient des journées de sept jours de travail suivis de sept jours de repos.
durant les sept jours de travail, ils seraient logés dans un hôtel proche du leur en raison du manque de carburant pour se rendre chez eux.
Le tourisme cubain a confirmé en 2025 sa crise en se clôturant avec 1,8 million de voyageurs internationaux. Au cours du premier semestre, le taux d'occupation hôtelier a enregistré une baisse annuelle de sept points de pourcentage, atteignant 21,5 %, selon les données officielles.
Selon des statistiques officielles mentionnées par le gouvernement, le Canada (754 010 visiteurs) et la Russie (131 882) étaient les principaux marchés émetteurs en 2025, avec des baisses annuelles de 12,4 % et de 29 %, respectivement.
Depuis la mi-2025, le gouvernement cubain a intensifié ses efforts pour maintenir le secteur touristique en pleine crise énergétique sans précédent.
En mai de cette année-là, le régime a lancé une campagne médiatique pour améliorer l'image du tourisme, le présentant comme un moteur économique et une source de stabilité.
Cependant, tandis que la propagande officielle vanter les avantages du secteur, des millions de Cubains faisaient face à des coupures de courant allant jusqu'à 20 heures par jour, une inflation incontrôlée et une pénurie de nourriture, ce qui mettait en évidence la profonde inégalité entre les ressources allouées aux hôtels et les besoins de la population.
Malgré les annonces officielles, la "compactation" touristique ne semble pas être une tactique d'optimisation, mais plutôt une tentative désespérée de maintenir une industrie qui opère depuis des années bien en dessous de sa capacité.
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