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Une association de défense des animaux à Cuba a dénoncé ce mardi une escalade de répression, d'intimidation et de harcèlement contre ses membres et leurs familles, dans un contexte qu'elle décrit comme de plus en plus étouffant pour ceux qui défendent des causes civiques et sociales sur l'île.
La dénonciation a été rendue publique par l'association Bienestar Animal Cuba (BAC) à travers un message diffusé sur Facebook, dans lequel ses membres relatent des pressions constantes, une persécution individuelle et des actions visant à provoquer un épuisement émotionnel et la désarticulation du groupe.
Selon l'organisation, faire entendre sa voix à Cuba a un coût élevé et les autorités cherchent à faire disparaître l'association sans laisser de traces, en harcelant ses membres un à un et en affectant directement leurs noyaux familiaux comme méthode d'intimidation.
«Le monde ne peut pas continuer à ignorer cela. Il ne peut pas détourner le regard pendant que nous demandons de la visibilité, pendant que nous demandons de l'aide, pendant qu'on nous tue en silence», a souligné le communiqué.
BAC a remis en question la légitimité du discours officiel sur la démocratie et les droits de l'homme tout en affirmant que ceux qui ne réclament que justice, respect et dignité sont persécutés et harcelés. Il a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle n'ignore pas ce qui se passe.
L'association a averti que le silence face à ces faits a également des conséquences et a réclamé de la visibilité et un soutien externe face à une situation qui, affirment-ils, ne peut plus se produire sans témoins ni réponses.
«Nous sommes fatigués, oui. Obstinés aussi. Fatigués de voir comment ils essaient de démanteler cette association, comment ils frappent ses membres un par un, comment ils cherchent à nous faire disparaître sans bruit, sans témoins, sans conséquences. Ils veulent que cela se termine aujourd'hui, tout de suite. Ils veulent fermer cette association et que personne ne prenne la parole pour nous», ont souligné dans le communiqué.
En janvier, l'organisation animale a dénoncé une nouvelle vague de harcèlement contre ses membres.
Selon l'association, plus de 60 femmes avaient été convoquées par la police politique et par des agents de la Sécurité de l'État, dans une opération qu'elles qualifient de « campagne soutenue de harcèlement » pour désintégrer le mouvement.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, BAC a assuré que les convocations ne sont pas des faits isolés, mais font partie d'un schéma de répression « structuré et soutenu » qui perdure depuis sa création.
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