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Le docteur Lázaro Elieser Leyva Garcí, spécialiste en Médecine Interne formé en Espagne, a vécu ces jours-ci l'une des plus grandes craintes de tous les cubains qui choisissent d'émigrer : recevoir la triste nouvelle du départ vers le ciel d'un être cher tout en étant très loin pour lui dire un dernier adieu.
Leyva a partagé un message profondément personnel après le décès de son père à Cuba, une nouvelle qui, selon ses propres mots, “tous ceux d'entre nous qui vivons loin savons qu'un jour cela va arriver”.
« Mon père est décédé à Cuba. Il était malade, nous savions qu'il n'allait pas bien, mais malgré cela, la nouvelle est un choc. On n'est jamais préparé à entendre qu'il n'est plus là, même si on l'a vu venir de loin », a-t-il exprimé.
Dans ses mots, la douleur s'entrelace avec le poids de la distance : « Il est lourd de ne pas avoir été proche ces derniers temps, de ne pas avoir pu accompagner davantage, de ne pas avoir pu dire adieu en face. Il reste ce sentiment amer qu'il a toujours manqué un peu plus de temps », a-t-il confessé.
Le médecin a également réfléchi à ce que signifie vieillir et tomber malade sur l'île, l'une des plus grandes préoccupations de la diaspora : « Je pense beaucoup à tout ce qu'il a porté pendant des années, à la difficulté de vieillir et de tomber malade là-bas, au milieu de la réalité que l'on vit à Cuba », a-t-il souligné, tout en ajoutant qu'il le réconforte de savoir que son père « a déjà trouvé le repos » et qu'il a cessé de lutter contre la fatigue et les soucis quotidiens.
« C'est douloureux de perdre un père. C'est douloureux même quand on sait qu'il était malade. La distance fait mal, ce qui n'a pas pu être fait fait mal », a-t-il écrit.
Cependant, il a souligné que l'héritage demeure : « la manière d'affronter la vie, de travailler, de résister. C'est ce avec quoi je reste. C'est ce que je continue. »
Le message se termine par un au revoir chargé d'affection : « Je t'envoie une étreinte, mon vieux, de celles qu'on ne lâche pas, même à distance. J'aimerais tant que tu puisses m'entendre te dire une fois de plus que je t'aime. »
Son témoignage reflète une expérience partagée par de nombreux Cubains en exil : faire face à la perte d'un être cher à distance, avec la douleur supplémentaire de ne pas pouvoir être présent lors des derniers instants ni faire ses adieux en personne.
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