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En plein milieu de l'une des plus grandes crises énergétiques que Cuba ait jamais connues, plusieurs propriétaires de tricycles électriques à Guantánamo ont commencé à offrir des trajets gratuits à la population comme moyen d'atténuer la grave situation des transports et face à l'incapacité du régime à résoudre ce problème.
L'initiative émerge dans un contexte marqué par une pénurie extrême de carburant, des coupures de courant prolongées et une réduction drastique des transports publics, qui ont laissé des milliers de personnes en difficulté pour se rendre à leurs lieux de travail, dans les hôpitaux, ou pour effectuer des démarches de base.
Idaliena Diaz Casamayor a informé ce lundi sur Facebook qu'à différents endroits de la ville orientale, des conducteurs de tricycles électriques ont décidé de prendre en charge le coût du service et de transporter sans frais des voisins affectés par le manque de mobilité.
Le geste se produit à un moment où la crise énergétique a paralysé une grande partie du pays et a contraint le gouvernement à prendre des mesures de précaution.
Le manque de pétrole a considérablement réduit la circulation des taxis et des bus, tandis que les prix sur le marché informel s'envolent.
Dans plusieurs provinces, les routes de transport ont été réduites et la fréquence des services publics est maintenue au minimum.
Selon l'agence AFP, face à cette situation, les tricycles électriques sont devenus une alternative essentielle.
Plus économiques que les taxis traditionnels et moins dépendants du carburant, ces véhicules à trois roues ont gagné en popularité dans les rues de différentes villes cubaines.
Cependant, ils ne sont pas exempts de difficultés. La recharge de leurs batteries dépend d'un système électrique instable, soumis à des coupures de courant qui, dans certaines zones, dépassent 10 à 12 heures par jour en raison du manque de combustible pour alimenter les centrales thermiques.
La scène à Guantánamo reflète l'adaptation forcée de la population face à un système énergétique en faillite.
Alors que l'infrastructure étatique fait face à des limitations sévères, des initiatives individuelles et communautaires tentent d'atténuer l'impact sur la vie quotidienne.
Avec le pays traversant une période de pénurie qui affecte à la fois la production d'électricité et l'approvisionnement en carburant, le transport est devenu l'un des secteurs les plus touchés, obligeant des milliers de Cubains à réinventer leurs routines quotidiennes pour pouvoir se déplacer.
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