Cubana aux États-Unis : "Cela fait 67 ans qu'ils luttent contre la dictature et maintenant ils remettent en question Trump."



DayurisPhoto © Facebook / Notas de Dayuris

Une Cubaine identifiée comme Dayuris, résidente en Floride, a publié une vidéo sur Facebook dans laquelle elle exprime sa confiance dans le fait que la politique actuelle des États-Unis envers Cuba puisse conduire à un changement politique sur l'île.

Son message, chargé de frustration accumulée après des années sans changement dans sa patrie, reflète le sentiment de la majorité des Cubains qui haïssent la dictature et considèrent que la seule issue viable est la chute du régime.

Dans son intervention, Dayuris se dit surprise par les critiques dirigées contre le président Trump et remet en question le scepticisme de ceux qui doutent qu'un changement puisse se produire dans la situation cubaine.

"Je m'émerveille devant les Cubains qui, depuis 67 ans, essaient de faire quelque chose pour se libérer du joug des communistes et n'ont réussi par aucune voie," a-t-il affirmé, en faisant allusion aux tentatives infructueuses - tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'île - de provoquer des transformations politiques.

La femme soutient que pendant presque sept décennies, ni les manifestations, ni le dialogue, ni la pression depuis l'exil n'ont prospéré.

"Personne ne l'a réalisé d'aucune manière, ni ceux de l'extérieur de Cuba, ni ceux de l'intérieur de Cuba", a-t-il souligné.

À son avis, le scepticisme actuel à l'égard de la politique de Washington ignore la résistance prolongée du système cubain et la difficulté historique de susciter des changements internes.

Dayuris, résident à Ocala dans le comté de Marion, a rappelé l'ordre signé par Trump qui stipule que la situation à Cuba représente une menace pour la sécurité nationale américaine.

"Ça va se faire cette année. Pourquoi ? Parce que Donald Trump a signé un décret exécutif selon lequel Cuba et la dictature représentent une menace pour la sécurité nationale de ce pays", a-t-il affirmé.

Dans son message, il a exprimé sa confiance dans les discussions entre les deux gouvernements et l'ultimatum que les États-Unis seraient en train de donner à Cuba.

Il a également évoqué la possibilité d'une intervention sous des arguments humanitaires, en précisant que le fait de permettre l'entrée limitée de carburant pour des raisons diplomatiques ne signifie pas que la pression politique n'est pas maintenue.

"Au moment où ils décideront de ce qu'ils vont faire, ils fermeront l'espace aérien, renforcent encore le blocus et en 24 heures, c'est fini", a-t-il affirmé.

Il a demandé aux influenceurs, aux politiciens, aux opposants, aux congressistes de ne pas douter, car au final, aucun d'entre eux n'a réussi à provoquer la sortie du pouvoir du système actuel.

Pour Dayuris, après 67 ans de vie sous un régime oppressif, attendre quelques mois de plus ne devrait pas être un motif de désespoir.

Sa déclaration se termine par une affirmation frappante : "Un président est arrivé qui a du caractère et qui est déterminé à chasser les dictateurs. Et c'est ce qu'il va faire. Donc, s'ils ont attendu 67 ans, qu'ils attendent 5, 6 mois, 4 mois, 2 semaines ou un jour, quel est le problème ?"

Le témoignage se produit dans un contexte où de larges secteurs de la société cubaine expriment leur rejet du système politique actuel.

L'île traverse une profonde crise économique, marquée par la pénurie, l'inflation et des coupures de courant, tandis que le débat sur l'avenir politique se poursuit tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

Le peuple est conscient que le modèle actuel n'a pas offert de solutions durables et que le bien-être de la population passe nécessairement par un changement structurel.

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