Une Cubane résidant à Prague a suscité le débat sur les réseaux sociaux après avoir publié une vidéo sur TikTok dans laquelle elle déclare qu'elle retournerait à Cuba si la situation du pays s'améliore et redevient comme il y a 14 ans.
Dans l'audiovisuel partagé sur son compte personnel, la femme exprime avec une évidente nostalgie son désir de retourner sur l'Île si des changements significatifs se produisent. “Je ne sais pas pour vous, mais moi, si ma Cuba est libre un jour et redevient comme la situation qu'elle avait il y a 14 ans, l'âge de ma fille, je reviendrai,” affirme-t-elle.
La Cubaine reconnaît que la vie à l'étranger n'a pas été facile et mentionne le niveau de pression auquel elle est confrontée à l'étranger. « Dans ces pays, je me suis rendu compte qu'on vit un stress immense », commente-t-elle, en faisant allusion aux exigences économiques et professionnelles que de nombreux émigrants subissent.
Malgré les difficultés que traverse Cuba, y compris les coupures d'électricité et la crise économique prolongée, la femme assure qu'elle serait prête à accepter des manques si elle perçoit une amélioration réelle dans le pays. « Cela ne me dérange pas de subir des coupures de courant, cela ne me dérange rien, mais si ma Cuba s'améliore, bien sûr que je reviens », affirme-t-elle.
Son témoignage reflète un sentiment partagé par la diaspora cubaine : le désir de revenir dans une nation offrant de meilleures opportunités, stabilité et liberté.
Au cours des dernières années, des centaines de milliers de Cubains ont quitté l'île, poussés par la crise structurelle que traverse le pays, marquée par la pénurie, l'inflation et le manque de perspectives d'avenir.
La vidéo a suscité des réactions divisées sur les réseaux sociaux. Alors que certains utilisateurs soutiennent sa position et affirment qu'ils reviendraient également s'il y avait des changements profonds, d'autres soulignent que les conditions actuelles diffèrent beaucoup de celles d'il y a plus d'une décennie.
Le message, au-delà des différences d'opinion, met sur la table un désir récurrent parmi les emigrés : la possibilité de revenir dans une Cuba différente, où ils n'auraient pas à choisir entre stabilité économique et attachement émotionnel.
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