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Une image sur les réseaux sociaux montre le terminus des bus urbains connu sous le nom de La Fortuna, à La Havane, devenu pratiquement un cimetière de guaguas.
Des dizaines de véhicules apparaissent abandonnés, démantelés et couverts de rouille, reflétant ainsi le profond déclin du système de transport public à Cuba.
Dans une photographie, partagée par un participant anonyme dans le groupe de Facebook Guaguas de Cuba, on observe des rangées d'autobus réduits à des coquilles métalliques. Beaucoup ont perdu des fenêtres, des sièges, des moteurs et même des roues. D'autres restent incomplets ou partiellement démontés, entourés de végétation et de structures corrodées par le temps.
La scène illustre la dégradation progressive d'une infrastructure qui, par le passé, stockait et maintenait des unités actives de transport urbain dans la capitale. Aujourd'hui, une grande partie de ces véhicules semble destinée à l'abandon ou au démantèlement.
En mars 2025, le gouvernement cubain a lui-même reconnu la grave crise des transports publics. Le ministre du secteur, Eduardo Rodríguez Dávila, a indiqué parmi les causes la pénurie de pièces de rechange, le manque de carburant et de lubrifiants, ainsi que le vieillissement du parc automobile.
Les conséquences sont visibles dans la vie quotidienne des citoyens. De longues attentes aux arrêts, des itinéraires suspendus et des véhicules bondés font partie de la routine de milliers d'Havanais qui dépendent du transport public pour se déplacer.
Ce qui serait un problème de maintenance ou de gestion dans d'autres pays est devenu à Cuba une crise structurelle des transports.
L'image de l'arrêt de La Fortuna, rempli de guaguas détruites et oubliées, est devenue pour beaucoup un symbole de la dégradation des services de base à Cuba.
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