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La journaliste indépendante Yania Suárez Caballero est en détention depuis ce matin, mardi, dans une unité de police du quartier Playa, à La Havane, après s'être rendue volontairement pour dénoncer un conflit de voisinage qui, selon des organisations et des активistes, s'est transformé en un cas présumé d'arbitraire policier.
Selon une alerte diffusée par l'organisation juridique Cubalex, Suárez est retenue à la station de police située au 3ème et 110, connue sous le nom de Cinquième Unité de la Police. La journaliste se serait rendue sur place pour signaler un problème lié à l'utilisation du garage de l'immeuble où elle réside.
Selon la plainte, ce qui a commencé comme une tentative de chercher protection auprès des autorités s'est terminé avec Suárez enfermée dans une cellule sous des accusations d'“exercice arbitraire du droit” et de “menaces”.
Le conflit serait lié à une voisine qui a installé un groupe électrogène dans le garage de l'immeuble, lequel émet des gaz qui, selon les plaignants, affectent la santé des résidents. Cubalex signale qu'il existe des résolutions de la Direction Municipale du Logement et trois amendes de la Santé Publique liées au cas, mais l'équipement continue de fonctionner.
L'organisation affirme que, lors de l'arrestation, les autorités auraient agi de manière partiale. Le chef de secteur, qui connaissait déjà la situation, aurait ignoré le témoignage de la journaliste et l'aurait tenue responsable du conflit. De plus, un officier supérieur l'aurait présumément pressée de lui remettre les clés d'un cadenas lui appartenant, sous la menace de le casser si elle ne se pliait pas à sa demande.
Selon le rapport, la police a également tenté de faire signer à Suárez un document attestant qu'elle avait été "conduite" au poste, ce qu'elle a rejeté en affirmant qu'elle s'était présentée de son plein gré pour dénoncer ce qui s'était passé.
L'écrivain et activiste Boris González Arenas a confirmé sur les réseaux sociaux que la journaliste lui a transmis l'information par des canaux sécurisés et qu'elle est toujours détenue dans la même unité policière depuis environ 9h00 du matin.
Jusqu'à présent, il n'y a pas d'information officielle concernant sa libération.
Cubalex a qualifié le cas d'arrestation arbitraire, soulignant qu'il ne criminalise pas seulement un conflit de voisinage, mais peut également être interprété comme une forme de harcèlement envers une journaliste indépendante.
L'organisation a exigé la libération immédiate de Yania Suárez Caballero et le respect de son droit de signaler des irrégularités sans subir de représailles.
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