Des Cubains bloqués au Mexique sont dans un flou : retourner sur l'île, rester ou tenter de revenir aux États-Unis.

Cubains bloqués au Mexique (Image de Référence).Photo © Facebook/ Jovann Silva

Des dizaines de migrants cubains restent coincés dans le sud du Mexique après avoir été expulsés des États-Unis, faisant face à une situation d'incertitude sans options claires pour leur avenir immédiat.

Un reportage de CNN recueille des témoignages depuis Tapachula, Chiapas, où des Cubains survivent dans un statut illégal : sans documents, emploi stable ni soutien institutionnel, suite à un durcissement de la politique migratoire du président Donald Trump et au milieu de sa stratégie pour accélérer un changement politique à Cuba.

«Nous venons contraints, ici nous n'avons rien», raconte Armenio Machado, qui décrit le manque de travail, de soutien et de permis légaux, une situation qui, bien que déplorable, est celle de tout sans-papiers au Mexique.

Comme lui, d'autres migrants affirment vivre dans des conditions précaires, sans sortie définie. Les opinions parmi les Cubains sont partagées.

Certains envisagent de revenir sur l'île, malgré la crise que traversent leurs familles, tandis que d'autres rejettent cette option et choisissent de rester au Mexique, même sans garanties de régularisation.

Il y a aussi ceux qui envisagent d'essayer à nouveau d'atteindre les États-Unis.

« J'ai ma famille là-bas, à Cuba je n'ai rien », affirme Damián Rivero, reflétant le dilemme de ceux qui voient dans ce pays leur seule alternative.

En parallèle et selon CNN, le gouvernement mexicain a réitéré sa volonté de continuer à soutenir Cuba et d'accueillir des migrants, bien qu'en pratique de nombreux Cubains continuent de ne pas avoir accès à des permis leur permettant de travailler ou de s'établir légalement.

Les histoires de ces migrants reflètent un limbo marqué par des choix difficiles, où revenir, rester ou tenter à nouveau de traverser vers les États-Unis implique des risques et de l'incertitude.

La ville mexicaine de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, a commencé à accueillir des Cubains expulsés des États-Unis par des vols directs, une situation qui suscite des inquiétudes parmi les activistes et les migrants, et qui reflète le durcissement des politiques migratoires de Washington.

Selon les rapports de l'agence EFE, les autorités de l'État du Chiapas ont confirmé qu'actuellement, entre deux et trois vols hebdomadaires avec des migrants expulsés des États-Unis arrivent, ce qui a augmenté la présence de Cubains dans la région, où des milliers de personnes restent bloquées en essayant de résoudre leur situation migratoire.

Eduardo Antonio Castillejos Argüello, sous-secrétaire à la Mobilité Humaine de la Secrétariat de la Frontière Sud, a expliqué que Tapachula concentre déjà une importante population cubaine, beaucoup d'entre eux étant contraints de chercher un emploi informel en attendant de régulariser leur statut.

“Nous avons une grande population de nationalité cubaine ici à Tapachula (…) et qui a besoin d'accéder à des services, mais surtout à un emploi,” a affirmé le fonctionnaire.

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