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Le Ministère de l'Éducation Supérieure de Cuba (MES) a annoncé le report des examens d'entrée à l'université au début du mois de juin, dans le cadre d'un ensemble de mesures prises en réponse à la crise énergétique qui touche tous les aspects de la vie dans le pays.
La note du MES exprime le renforcement d'autres ajustements du processus éducatif, comme le passage à la semi-présentiel effectué le mois précédent, qui ont suscité des préoccupations, plaintes et manifestations parmi les étudiants, d'autant plus que les conditions d'électricité et de connexion pour suivre l'enseignement depuis leur domicile présentent également de grandes irrégularités.
Les nouvelles mesures dans l'enseignement universitaire incluent des modifications dans l'organisation des enseignants, les méthodes pédagogiques et les systèmes d'évaluation, avec un accent sur l'étude autonome et la flexibilité du curriculum.
Le MES a autorisé des modifications des programmes d'études, une réduction des évaluations et la mise en œuvre de modalités telles que des portefeuilles, des projets et des études de cas, en plus de permettre des examens de compétence en dehors des termes habituels.
Tout cela a conduit de nombreuses personnes à douter de la qualité qui pourrait être garantie dans l'enseignement selon de tels principes, alors que ces dernières années, même en période de relative "normalité", l'enseignement supérieur cubain, et encore plus l'enseignement primaire et secondaire, ont montré des signes de dégradation croissante.
L'organisme a également reconnu que la situación électroénergétique limite l'utilisation des plateformes numériques, de sorte que les modalités d'étude ne pourront pas dépendre uniquement des ressources technologiques. Il n'est pas clair avec quels autres moyens et de quelles manières les étudiants pourront poursuivre leur apprentissage alors qu'ils doivent s'occuper de questions essentielles, comme garantir avec leurs familles un minimum de nourriture dans leurs foyers.
Dans ce contexte, le Ministère indique que des rencontres en présentiel seront organisées dans des lieux locaux définis et que l'attention accordée aux étudiants rencontrant des difficultés de connectivité ou vivant dans des zones éloignées sera renforcée. L'organisme ne précise cependant pas comment les enseignants parviendront à ces territoires, ni quels soutiens logistiques ils recevront, au-delà de la « reconnaissance […] pour leur engagement exemplaire, leur discipline et leur esprit de sacrifice ».
Comme partie des actions, précise la note, l'attention est priorisée pour les jeunes de la dernière année académique, y compris la réalisation d'exercices de fin d'études de manière présentielle ou virtuelle, selon les conditions de chaque localité. De plus, il continuera d'être promu le lien des élèves avec des activités professionnelles et des tâches économiques et sociales dans leurs zones de résidence.
Dans le premier point des modifications, le MES a souligné le maintien du « travail éducatif, patriotique et politico-idéologique avec tous les membres de la communauté universitaire ». Le renforcement de la mission doctrinaire de l'organisme se produit dans un contexte où les protestations des étudiants ont augmenté parallèlement aux appels, de la part du pouvoir, pour que l'université continue de s'adapter à la crise.
La systématique et documentée répression des enseignants qui expriment des opinions critiques ou opposées au discours politique officiel est également, hélas, un pain quotidien dans les centres d'enseignement supérieur du pays.
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