Une Cubaine résidant en Galice, Espagne, identifiée sur TikTok comme Leya (@leyanetfrankedelp), a publié une vidéo racontant deux escroqueries depuis son arrivée dans le pays : la première perpétrée par une compatriote cubaine vivant en Russie, et la seconde avec des conséquences juridiques qui l'ont laissée dans une position d'accusée.
Le vidéo a accumulé plus de 5 800 vues, 319 j'aime et 15 commentaires en quelques heures, et fait partie d'une série. Il y raconte en détail la première arnaque et précise que la seconde a été financièrement plus grave et a impliqué le blocage de ses comptes bancaires.
La première escroquerie a commencé lorsqu'une cubaine résidant en Russie a proposé d'emmener la belle-mère de Leya de Cuba en Espagne, profitant du fait que les citoyens cubains peuvent voyager en Russie sans visa pendant 90 jours pour le tourisme. Le plan consistait à ce que la belle-mère prenne d'abord un vol pour Moscou, puis continue vers l'Espagne.
La motivation de Leya était pratique et compréhensible : elle travaille de nuit et avait besoin du soutien de sa famille pour s'occuper de sa fille, qui est à la garderie jusqu'à quatre heures de l'après-midi. S'adapter à la vie en Galice implique de faire face à des défis quotidiens que de nombreuses émigrées cubaines connaissent bien.
Leya a payé 600 euros pour un billet d'avion pour la Russie que l'escroc lui a envoyé rédigé en russe. En le montrant à un collègue russe, la réponse a été immédiate : "Ce billet est faux". Ce type de fraude n'est pas nouveau : les escroqueries avec des billets d'avion falsifiés ont touché de nombreux Cubains ces dernières années.
Lorsque Leya a confronté l'escroc, celui-ci n'a pas reconnu l'escroquerie, mais lui a plutôt exigé le paiement restant : "Tu dois effectuer le reste du paiement, qui s'élevait à 2.000 euros". En refusant, elle l'a bloquée. Leya a perdu les 600 euros sans possibilité de les récupérer.
Ce qui rend le cas particulièrement douloureux, c'est l'origine de la trahison. Les escroqueries commises par des compatriotes sont une réalité que de nombreux émigrés cubains ont dénoncée, et qui engendre une méfiance difficile à surmonter au sein de la propre communauté.
Le cas de Leya n'est pas le seul de ce type en Espagne. L'escroquerie du Bizum inversé et d'autres modalités de fraude financier ont touché des émigrants latino-américains dans le pays, qui souvent méconnaissent leurs droits et les mécanismes juridiques disponibles pour se défendre.
Leya a annoncé que la deuxième escroquerie était encore plus grave et avait entraîné le blocage de ses comptes bancaires, la laissant dans une situation d'accusation devant les autorités. Connaître les risques financiers à son arrivée en Espagne est une information que beaucoup de nouveaux arrivants regrettent de ne pas avoir eue à temps.
" aujourd'hui, je raconte quelque chose qui m'a fait mal... ma première arnaque, et le plus dur n'était pas l'argent, c'était que cela vienne d'une compatriote," a écrit Leya au bas de la vidéo, résumant par cette phrase le poids émotionnel qui va au-delà de la perte économique. Le historique des arnaques qui affectent les Cubains à l'intérieur et à l'extérieur de l'île continue de croître, et des cas comme le sien servent d'avertissement pour ceux qui cherchent de l'aide au sein de leur propre communauté.
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