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Le président cubain Miguel Díaz-Canel a convoqué vendredi dernier un groupe de jeunes sélectionnés par le régime à "combattre" et à soutenir la Révolution, lors d'un acte qui s'est tenu dans le Salon de Protocole du Laguito, à La Havane, à la veille du 64e anniversaire de l'Union des Jeunes Communistes (UJC), qui est célébré le 4 avril.
Selon le journal officiel Granma, la rencontre a réuni des étudiants, des ouvriers, des scientifiques, des médecins et des soldats, parmi lesquels des combattants ayant participé aux événements du 3 janvier à Caracas, lorsque une opération militaire américaine a capturé Nicolás Maduro et a causé la mort de 32 militaires cubains qui le protégeaient.
Devant cet auditorium soigneusement sélectionné, Díaz-Canel a été direct : "Nous défendrons tous ensemble notre Patrie. Ici, nous allons combattre."
Le dirigeant a appelé les nouvelles générations à participer à ce qu'il a décrit comme de multiples "batailles" : la bataille énergétique, la bataille communicationnelle, celle de la production économique, celle de la mobilisation populaire et celle de la formation idéologique, avec la devise que "produire c'est résister, et créer c'est vaincre".
Pour renforcer le message de continuité du système, Díaz-Canel a fait appel à Fidel Castro : "Si Fidel et sa génération n'ont pas laissé mourir les idées de l'Apôtre dans l'année de son centenaire, nous ne laisserons pas mourir les idées du Commandant en Chef à son centenaire."
Parmi les jeunes qui ont pris la parole, le Capitaine Miguel Alejandro Jurjo Lafargue, un des combattants présents à Caracas le 3 janvier, a exprimé sa gratitude pour avoir participé à cet échange et a conclu son intervention par la phrase "Révolutionnaire jusqu'à la mort".
Le discours contraste avec la réalité que vit précisément cette jeunesse à laquelle le régime fait appel.
Alors que Díaz-Canel implore les jeunes de rester pour "combattre", des milliers de Cubains continuent de quitter l'île à la recherche d'opportunités que la dictature, après 67 ans au pouvoir, n'a pas su leur offrir.
À la fin de l'événement, Díaz-Canel a résumé son message par une affirmation qui mêle fierté et avertissement : "Il y a d'autres gens dans le monde qui réalisent et reconnaissent la grandeur du peuple cubain ; et nous restons un espoir, et c'est pourquoi Cuba n'est pas seule et n'est pas isolée."
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