Dans un Cuba où le salaire moyen dépasse à peine 20 dollars par mois, Sandro Castro a affirmé que son club nocturne à La Havane lui a coûté « seulement » 50 000 dollars, un chiffre qui résume à lui seul l'abîme entre son discours et la réalité de la majorité des Cubains.
La déclaration a été faite lors d'une interview avec CNN, où le petit-fils de Fidel Castro a défendu que tout ce qu'il possède est le fruit de son « effort » et a nié bénéficier de privilèges en raison de son nom. « Ce que j'ai est grâce à mon sacrifice », a-t-il affirmé, tout en insistant sur le fait qu'il est « un citoyen comme les autres ».
Cependant, le montant évoqué —inaccessible même pour des professionnels ayant des décennies de travail sur l'île— contraste de manière brutale avec la précarité que vivent des millions de Cubains, piégés entre les coupures de courant, la pénurie alimentaire et des salaires qui ne suffisent pas à survivre.
Le propre Sandro a reconnu devant CNN que Cuba traverse une situation critique. “C'est très dur, vraiment dur”, a-t-il déclaré en faisant référence au manque d'électricité, d'eau et de produits de première nécessité, une réalité quotidienne qu'il subit également, selon ses propres mots.
Mais pendant qu'il décrit ce scénario, son style de vie raconte une autre histoire. Lors de l'entretien, il a montré un appartement avec des appareils modernes, alimenté par des batteries et ayant accès à des produits hors de portée du Cubain moyen.
Incluso estalla plus loin en affirmant que “la majorité des Cubains veulent être capitalistes”, une affirmation qui contredit la narration officielle du régime que sa propre famille a dirigée pendant des décennies.
En même temps, il a déclaré avoir été convoqué par la Sécurité de l'État en raison de ses vidéos sur les réseaux sociaux, où il mélange satire politique et démonstrations de son style de vie, une combinaison qui lui a valu à la fois des abonnés et des critiques tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'île.
Pour de nombreux Cubains, notamment dans l'exil, Sandro représente la contradiction la plus évidente du système : l'héritier d'une révolution qui a pendant des années condamné la richesse privée, mais qui aujourd'hui se vante — bien qu'elle tente de la minimiser — d'un niveau de vie inaccessible pour la majorité.
Et au milieu de ce contraste, sa phrase sur les "seulement" 50 000 dollars n'est pas passée inaperçue : plus qu'un chiffre, elle est devenue le symbole d'une déconnexion profonde avec la réalité du pays qu'il dit représenter.
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