Le régime vénézuélien a confirmé ce mardi la mort de cinq détenus suite à une mutinerie survenue lundi au Centre Pénitentiaire Région Capitale Yare III, un établissement de sécurité maximale situé dans l'état de Miranda.
Le Ministère du Pouvoir Populaire pour le Service Pénitentiaire a publié un communiqué dans lequel il décrit l'incident comme une bagarre entre des détenus qui a conduit à une émeute.
Le fait a suscité des dénonciations de la part de familles et d'organisations qui remettent en question la version officielle et tirent la sonnette d'alarme sur des irrégularités au Centre Pénitentiaire Région Capitale Yare II, une installation considérée comme de haute sécurité et destinée aux détenus classés comme chefs de gangs criminels.
Les autorités ont identifié les défunts comme Keivin Matamoros, Eliecer Córdova, Erkin Ramos, José Andrade et Jean Carlos Jiménez.
Le ministère public a annoncé l'ouverture d'une enquête "afin de déterminer les circonstances exactes de ce qui s'est passé", tandis que le bureau pénitentiaire a assuré que la situation était maîtrisée.
Cependant, des proches des détenus ont dénoncé le manque d'informations claires et ont accusé le régime de Delcy Rodríguez de fournir des versions incomplètes ou contradictoires sur ce qui s'est passé, au sein d'un système pénitentiaire longtemps critiqué pour sa violence structurelle, son surpeuplement et le contrôle des gangs à l'intérieur des prisons.
Le mutin ravive les inquiétudes concernant la crise carcérale au Venezuela, où des organisations de droits humains ont documenté des conditions précaires et des affrontements fréquents entre détenus, souvent avec des conséquences mortelles.
Archivé dans :