
Vidéos associées :
Le congressiste cubano-américain Carlos Giménez a de nouveau lancé l'un des avertissements les plus sévères contre le régime cubain en plein milieu de la pression croissante venant de Washington : ses dirigeants pourraient se retrouver derrière les barreaux aux États-Unis, tout comme Nicolás Maduro.
Lors d'une interview avec Fox News, Giménez a affirmé que “les dirigeants du régime cubain” pourraient se retrouver avec l'ancien président vénézuélien “dans une prison de New York, s'ils ont de la chance”, en faisant référence à l'arrestation de Maduro le 3 janvier dernier après une opération autorisée par le président Donald Trump.
Le législateur de la Floride a clairement indiqué que, bien que l'attention internationale des États-Unis se soit récemment concentrée sur des conflits au Moyen-Orient, Cuba demeure une priorité constante à l'agenda de la Maison Blanche.
« Le président Trump parle de plus en plus de Cuba. Même si nous sommes impliqués dans un conflit en Iran, il mentionne presque toujours Cuba », a-t-il souligné.
Giménez a averti que le temps pour le régime cubain s'épuise et a lancé un message direct concernant d'éventuelles négociations avec Washington : « Il y a beaucoup, trop de temps pour le régime. Il est préférable que, s'il y a des négociations, elles se déroulent de manière sérieuse. Ils savent que leurs jours sont désormais comptés. Il vaut mieux que cela se passe bien que mal. »
Le député a renforcé son avertissement en rappelant le cas de Maduro, qui — selon ses dires — a ignoré les options que lui a offertes l'administration américaine avant sa capture. “Regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro. Le président Trump lui a donné des options, il n'a pas pris ces options. Maintenant, il est assis dans une prison à New York”, a-t-il affirmé.
Ce n'est pas la première fois que Giménez élève le ton contre La Havane. Au cours des derniers mois, il a insisté sur le fait que le régime cubain est à un moment décisif. En avril, il a même affirmé que la liberté de l'île est proche et qu'il espère célébrer le prochain Nouvel An à La Havane, un message qui a résonné avec certains secteurs de l'exil qui voient dans la situation actuelle une opportunité de changement.
Il a également défendu publiquement la politique de "pression maximale" promue par l'administration Trump, soutenant l'augmentation des sanctions et le durcissement des conditions pour toute négociation. Dans ce contexte, il a même jugé nécessaire de répondre avec fermeté aux déclarations de Miguel Díaz-Canel, affirmant que la révolution "doit disparaître" après des décennies de crise et de dégradation sur l'île.
Les nouvelles déclarations du député interviennent à un moment particulièrement délicat. Des rapports récents indiquent que Washington aurait accordé un délai de deux semaines au régime cubain pour libérer des prisonniers politiques de haut profil, tandis que le Pentagone intensifie la planification de scénarios possibles en cas d'intervention.
Pour de nombreux Cubains, à l'intérieur et à l'extérieur de l'île, le message de Giménez ne résonne pas seulement comme un avertissement politique, mais également comme un reflet d'une tension croissante dont l'issue reste incertaine, mais de plus en plus proche.
Archivé dans :