Le Mexique a couvert près de 17 % du combustible de Cuba en 2025



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Les expéditions de pétrole du Mexique vers Cuba en 2025 représentaient environ 17 % des besoins énergétiques de l'île, un volume clé au milieu de la crise aiguë de carburant qui aggrave les coupures de courant quotidiennes dans le pays.

La société d'État Petróleos Mexicanos (Pemex) a exporté l'année dernière 15 000 barils par jour (bpd) de brut et 2 200 bpd de produits pétroliers, pour un total de 17 200 bpd, selon des données rapportées par l'entreprise elle-même à la Commission des valeurs des États-Unis et citées par Reuters. Ces ventes ont atteint une valeur d'environ 500 millions de dollars.

Les exportations mexicaines connaissaient déjà une croissance depuis l'année précédente. Entre janvier et septembre 2024, Pemex a exporté vers Cuba du pétrole et des dérivés d'une valeur d'environ 500 millions de dollars, avec une moyenne de plus de 31 000 barils de brut par jour et près de 2 900 de produits pétroliers, ce qui confirme le rôle du Mexique comme l'un des principaux soutiens énergétiques de l'île au milieu de la baisse des approvisionnements vénézuéliens.

Si l'on compare à la consommation estimée de Cuba —environ 100 000 bpd—, l'approvisionnement mexicain couvre environ un sixième de la demande nationale. En termes annuels, cela équivaut à environ 6,3 millions de barils, face à un besoin total d'environ 36,5 millions.

Le fait prend une importance particulière dans le contexte actuel. Après l'interruption des envois de pétrole vénézuélien au début de 2026, le Mexique s'est consolidé comme un des principaux fournisseurs de l'île. La perte du soutien énergétique de Caracas a approfondi la fragilité du système électrique cubain, marqué par des déficits structurels et des pannes de génération constantes.

Bien que le volume envoyé par Pemex ne couvre pas la totalité de la demande, son poids est décisif dans l'équilibre énergétique délicat du pays. Cuba dépend en grande partie des importations de combustible, tandis que sa production interne ne satisfait qu'une partie limitée de ses besoins.

Les exportations mexicaines ont également des implications politiques. Le président des États-Unis, Donald Trump, a averti des éventuels tarifs sur les pays fournissant du pétrole à Cuba, ce qui met la pression sur le gouvernement de Claudia Sheinbaum, qui a défendu ces envois comme une aide humanitaire.

À ce panorama s'ajoute le coût financier de ces envois. Pemex accumule une dette supérieure à 300 millions de dollars liée à la fourniture de pétrole à Cuba au cours des dernières années, selon une enquête basée sur des registres officiels.

Les opérations, en grande partie gérées par la filiale Gasolinas Bienestar, ont généré des pertes et exacerbé l'endettement de la compagnie pétrolière mexicaine, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la viabilité de maintenir ce soutien au milieu de ses propres difficultés économiques.

Dans un contexte de pénurie persistante, ce 17 % ne règle pas la crise, mais contribue à éviter un effondrement énergétique encore plus important sur l'île.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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