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Des forces iraniennes ont lancé jeudi dernier une attaque coordonnée avec des missiles, des drones et des vedettes rapides contre trois destroyers de la marine américaine qui traversaient le détroit d'Hormuz en direction du golfe d'Oman, a confirmé le Commandement central des États-Unis dans un communiqué officiel.
Les navires attaqués étaient le USS Truxtun (DDG 103), le USS Rafael Peralta (DDG 115) et le USS Mason (DDG 87). Aucun actif américain n’a été touché.
El Mando Central a répondu par des attaques de légitime défense contre des installations militaires iraniennes : sites de lancement de missiles et de drones, centres de commandement et de contrôle, ainsi que des nœuds de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Des hélicoptères Apache et Seahawk ont également coulé six vedettes rapides des Gardiens de la Révolution iranienne, a confirmé l'amiral Brad Cooper.
Des médias d'État iraniens ont rapporté des explosions près de Bandar Abbas, de l'île Qeshm et du port de Bahman, les attribuant à des attaques américaines. Cependant, la Garde révolutionnaire a nié avoir perdu des embarcations et a affirmé que cinq personnes avaient péri dans des attaques contre deux petites navires de charge.
«Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et ont répondu par des actions d'autodéfense», a indiqué le communiqué du Commandement central, soulignant que l'institution «ne cherche pas l'escalade, mais reste positionnée et prête à protéger les forces américaines».
L'incident représente la confrontation militaire la plus directe entre les deux pays dans le détroit depuis le début de la crise, et intervient à peine deux jours après que Trump ait temporairement suspendu le Projet Liberté après des signes d'avancée diplomatique médié par le Pakistan.
Cette opération, activée au début de mai, a mobilisé plus de 15 000 militaires, plus de 100 aéronefs et plusieurs destroyers pour escorter les navires échoués dans le Golfe Persique. Deux destroyers avaient déjà traversé le détroit sous le feu iranien quelques jours auparavant, dans ce que le Pentagone a décrit comme une opération strictement défensive.
Le contexte de fond est une escalade soutenue depuis l'Opération Fureur Épique, l'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël du 28 février 2026 qui a décimé la capacité militaire iranienne et éliminé le guide suprême Ali Khamenei. En représailles, l'Iran a bloqué le détroit, laissant entre 1 550 et 2 000 navires et environ 20 000 marins en attente, et a fait grimper le prix du brut Brent de 67 à plus de 126 dollars le baril.
Un antécédent direct a été l'interception du cargo iranien M/V Touska le 19 avril par le destroyer USS Spruance, lorsque des marins ont abordé le navire par hélicoptère. L'Iran a qualifié cet épisode de « piraterie maritime » et de violation du cessez-le-feu, et a menacé de considérer toute interférence américaine dans le détroit comme un casus belli.
Dans le domaine diplomatique, l'Iran a présenté un plan de paix en 14 points qui proposait une pause de 15 ans dans l'enrichissement de l'uranium, mais Trump l'a rejeté comme « inacceptable » et a exigé le démantèlement total du programme nucléaire ainsi qu'une moratoire de 20 ans. L'attaque de jeudi menace désormais de complètement faire dérailler ces négociations que Trump avait qualifiées de prometteuses à peine 48 heures auparavant.
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