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L'activiste cubaine Carolina Barrero, présidente et directrice exécutive de Ciudadanía y Libertad, participe ce mardi au Copenhagen Democracy Summit 2026, le forum annuel de haut niveau organisé par la Alliance of Democracies Foundation, qui se tient les 12 et 13 mai au Royal Danish Playhouse de Copenhague, Danemark.
Barrero intègre le panel « Overthrowing Dictatorships » (Renversement des Dictatures) aux côtés de l'activiste iranienne Masih Alinejad, de l'opposant ougandais Bobi Wine, du leader opposant vénézuélien Leopoldo López et de la lauréate du Prix Nobel de la Paix et leader opposante vénézuélienne María Corina Machado.
Le panel sera modéré par Damon Wilson, président du National Endowment for Democracy (NED).
«C'est un honneur de participer aux côtés de figures politiques clés dans la lutte pour la liberté, des voix qui, depuis différentes latitudes, exigent que le monde démocratique soit à la hauteur de ceux qui risquent leur vie pour la liberté», a écrit Barrero sur ses réseaux sociaux en annonçant sa participation.
L'activiste prévoit de centrer son intervention sur la question qu'elle considère comme la plus urgente en ce moment : «Comment la pression politique se traduit-elle en transformation réelle ? Car l'attention internationale n'est, à elle seule, pas un programme de changement. En faire un exige une clarté stratégique, une volonté politique et surtout, écouter la société civile cubaine qui construit des alternatives depuis des années, tant de l'intérieur que de l'exil.»
Sa présence à Copenhague intervient à un moment de pression maximale de l'administration Trump sur le régime cubain. Depuis janvier 2026, Washington a accumulé plus de 240 sanctions contre la dictature, a réincorporé Cuba sur la liste des États sponsors du terrorisme le 20 janvier, a signé deux décrets exécutifs et, le 7 mai dernier, a sanctionné directement GAESA, le conglomérat militaire qui contrôle entre 40 % et 70 % de l'économie cubaine.
La participation de Barrero au forum danois est la continuation d'une intense offensive diplomatique que Ciudadanía et Liberté ont déployée ces derniers mois.
En avril, Barrero et la coordinatrice des programmes Amelia Calzadilla se sont rendus à Bruxelles pour inciter l'UE à suspendre l'Accord de Dialogue Politique et de Coopération avec Cuba et à imposer des sanctions individuelles contre les dirigeants militaires et la famille Castro.
Après ces réunions, l'Union européenne a entamé un processus interne de révision de l'accord, et hier, des parlementaires européens ont annoncé une résolution pour exercer des pressions sur le régime.
Le 8 mai dernier, Barrero a également averti publiquement que la chute de la dictature ne garantit pas automatiquement la démocratie à Cuba, soulignant la nécessité d'une stratégie claire pour la période de transition.
Le Sommet de la Démocratie de Copenhague exclut explicitement les dictateurs et rassemble des leaders politiques, des activistes et des décideurs mondiaux.
La édition de cette année s'articule autour du thème «Building an Alliance of Democracies in a New World (Dis)Order», (Construire une alliance de démocraties dans un nouveau (dés)ordre mondial) à un moment où, selon Barrero, «les démocraties doivent décider ce qu'elles sont prêtes à défendre et à quel coût».
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