La police du Brésil intercepte 21 immigrants, dont 18 Cubains, et arrête deux trafiquants

La Police Fédérale des Routes du Brésil a trouvé 21 immigrants, dont 18 cubains, à bord de trois véhicules dans l'État de Roraima et a arrêté deux trafiquants brésiliens sur l'autoroute BR-401.



La Police Fédérale de la Route (PRF) a intercepté 18 immigrants cubains, deux Chinois et un Haïtien, y compris des enfants et des personnes âgéesPhoto © Divulgation PRF

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La Police Fédérale des Routes (PRF) du Brésil a trouvé 21 immigrants —dont 18 Cubains— à bord de trois véhicules et a arrêté deux passeurs dans l'État de Roraima, lors d'une opération appelée « sauvetage humanitaire », ont informé les autorités.

Lors de l'opération, réalisée dans la nuit du 22 mai, les agents ont détecté une voiture abandonnée au bord de la route BR-401, à Boa Vista, capitale de Roraima, avec six personnes à l'intérieur. Par la suite, ils ont intercepté deux autres véhicules dans la même ville, avec 15 immigrants supplémentaires.

En tout, 21 migrants ont été secourus : 18 cubains, deux Chinois et un Haïtien, y compris des enfants et des personnes âgées, selon a confirmé la PRF.

Deux citoyens brésiliens qui transportaient des étrangers ont été arrêtés et présentés à la Policía Federal dans la capitale de l'État pour le délit de promotion de l'immigration illégale, un délit prévu à l'article 232-A du Code Pénal brésilien, qui peut entraîner des peines de deux à cinq ans de prison et une amende, selon un rapport de CNN Brasil.

L'opération s'ajoute à une série d'actions policières récentes à Roraima contre des réseaux de trafic de migrants dans différents municipalités de l'état du nord du Brésil.

Le 16 mai, des agents de la Police Militaire ont retrouvé 10 Cubains, dont deux enfants de deux et quatre ans, entassés dans une voiture sans sièges arrière, sur la même route BR-401. Quelques jours auparavant, le 12 mai, une autre opération policière avait détecté l'entrée illégale de 31 Cubains — 14 hommes, 12 femmes et cinq enfants — qui avaient traversé la rivière Tacutu en canoës, en provenance de la Guyane. Deux hommes ont été arrêtés en tant que suspects de favoriser la migration irrégulière.

Le 31 mars, la PRF a secouru 34 Cubains et intercepté six passeurs brésiliens sur le Pont des Macuxis, également sur la BR-401, alors qu'ils les transportaient depuis Bonfim, à la frontière avec la Guyane, vers Boa Vista.

Entre 2024 et mai 2026, la PRF à Roraima a secouru 189 immigrés sur les routes fédérales de l'état, arrêté 31 trafiquants et confisqué 31 véhicules utilisés pour le transport clandestin de migrants, a confirmé l'entité dans un communiqué. Environ 91 % des immigrés étaient de nationalité cubaine.

Roraima est considérée par les autorités brésiliennes comme la principale porte d'entrée illégale des immigrants dans le pays, en raison de sa proximité avec le Venezuela et la Guyane.

La route la plus empruntée par les Cubains part par voie aérienne de La Havane vers Georgetown, capitale de la Guyane —pays qui n'exige pas de visa pour les citoyens cubains—; elle se poursuit par voie terrestre en traversant le fleuve Tacutu vers Bonfim dans l'État de Roraima, pour avancer sur la BR-401, du nord vers le sud du Brésil.

Cette voie s'est consolidée notamment à partir de 2024, lorsque le durcissement des politiques migratoires des États-Unis a partiellement fermé le chemin vers le nord.

Le Brésil accueille actuellement environ 84 000 Cubains selon les données du ministère de la Justice, un chiffre qui a augmenté rapidement, poussé par la grave crise économique et sociale que traverse l'île après des décennies de dictature.

Les demandes d'asile des Cubains au Brésil ont augmenté de 88 % en une seule année, passant d'environ 22 300 en 2024 à plus de 41 900 en 2025, selon les donnees de la Matrice de Suivi des Flux (DTM) de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce chiffre a placé les Cubains en tant que principale nationalité demandeuse d'asile au Brésil, dépassant pour la première fois les Vénézuéliens, et a mis en évidence l'ampleur d'un exode provoqué par l'effondrement économique et la répression politique du régime castriste.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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