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Une nouvelle enquête bipartisane de UnidosUS publiée ce mercredi révèle que le désenchantement des électeurs latinos envers Donald Trump s'accélère à l'approche des élections de mi-mandat de novembre 2026, bien que les démocrates ne parviennent pas non plus à tirer profit de ce mécontentement.
Le sondage, réalisé entre le 27 avril et le 14 mai auprès de 3 000 électeurs latinos inscrits dans 32 circonscriptions congressionnelles compétitives, montre que 54 % prévoient de voter pour un candidat démocrate à la Chambre des représentants, 27 % pour un républicain et 19 % restent indécis.
Ce chiffre de 54 % est identique au résultat des démocrates lors des élections de 2024 et représente une baisse continue par rapport au 69 % obtenu par le parti en 2018, au 63 % en 2020 et au 60 % en 2022.
UnidosUS souligne que les deux partis obtiennent des résultats inférieurs à ceux de 2024 parmi les Latinos, ce qui indique un mécontentement généralisé envers le leadership des deux formations.
Le recul de Trump parmi les hispaniques est significatif et s'est accéléré. Un électeur latino sur quatre qui l'a soutenu en 2024 affirme qu'il ne voterait plus pour lui, un chiffre qui a grimpé depuis 9 % en avril 2025 et 13 % en novembre de la même année.
En revanche, seulement 5 % de ceux qui ont soutenu Kamala Harris en 2024 affirment qu'ils ne le referaient pas.
67 % des électeurs latinos désapprouvent la gestion de Trump, avec une majorité de désapprobation dans toutes les régions sondées, y compris la Floride, où le rejet atteint 51 %.
Les principaux facteurs qui alimentent cette opinion négative sont le coût de la vie et l'inflation (44 %), le contrôle migratoire (33 %), l'emploi et les salaires (26 %) ainsi que la guerre avec l'Iran (25 %).
Seulement 15 % des Latinos affirment vivre confortablement, et 68 % pensent que le pays est sur la mauvaise voie, contre 60 % qui partageaient le même avis en avril 2025.
Les priorités économiques dominent l'agenda latino-américaine en vue du Congrès : le coût de la vie et l'inflation (60 %), l'économie et l'emploi (40 %), la santé (37 %) et le logement (27 %). L'immigration occupe la cinquième place, avec seulement 21 %.
Cependant, le sondage présente également des signaux d'alerte pour les démocrates. Seul 31 % des démocrates hispaniques déclarent être motivés à voter en soutien à leurs propres candidats, contre 52 % des républicains hispaniques, un écart d'enthousiasme qui pourrait affecter la participation dans des districts clés.
En matière migratoire, plus de 70 % des Latinos s'opposent à un financement supplémentaire pour le Service de l'immigration et des douanes sans conditions, et 44 % craignent que les autorités migratoires harcèlent ou arrêtent des membres de leur communauté, même s'ils sont citoyens ou résidents légaux.
Concernant Cuba, 57 % des Latinos s'opposent à une intervention militaire américaine, bien que plus de 60 % des Cubano-Américains la soutiendraient, dans un contexte où Trump a évoqué publiquement cette possibilité.
Le Texas émerge comme un champ d'expérimentation clé, avec 51 % des Latinos de l'État se prononçant en faveur du candidat démocrate James Talarico contre 24 % qui soutiennent le républicain Ken Paxton dans la course au Sénat.
Le stratège démocrate Chuck Rocha, conseiller de campagne de Talarico, a résumé le moment ainsi : « Les électeurs latinos au Texas se sont orientés à droite lors des derniers cycles électoraux, mais en raison des promesses non tenues de Donald Trump et de la présence d'agents de l'ICE dans nos rues arrêtant des immigrants respectueux des lois, la communauté latino revient drastiquement à soutenir les démocrates. Quelque chose se passe au Texas, et les latinos en ont assez d'en avoir assez. »
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