
Vidéos associées :
Le président Donald Trump a annoncé ce mardi sur sa plateforme Truth Social qu'il a signé un ordre exécutif pour empêcher que les banques, les cartes de crédit et les institutions financières soient utilisées pour faciliter l'immigration illégale, la traite des êtres humains, le trafic de drogue et les activités des cartels criminels.
La directive, intitulée «Restoring Integrity to America's Financial System» («Restaurer l'intégrité du système financier américain»), a été signée le 19 mai et est dirigée par le Département du Trésor, avec la participation de la Réserve fédérale, de la FDIC et de l'OCC.
Dans sa publication, Trump a affirmé que « les immigrants illégaux et les escrocs étrangers volent des milliards chaque année au contribuable américain » et que les comptes bancaires utilisés pour faciliter l'immigration illégale ou stocker les prestations d'assistance sociale reçues par des sans-papiers « seront fermés, et les fonds seront soumis à confiscation et saisie pour être restitués aux contribuables ».
Le mandaté a également critiqué le fait que tout immigrant en situation irrégulière puisse présenter un permis de conduire d'un « état bleu » ou un « document de la frontière de Biden » pour accéder sans restrictions au système financier américain, qualifiant cette situation de « profondément dangereuse ».
La directive demande au Trésor de publier dans un délai de 60 jours un guide formel sur les signaux d'alerte liés au statut migratoire dans les comptes bancaires, les prêts et les cartes de crédit.
Dans un délai de 180 jours, la mesure prévoit de revoir les règles d'identification des clients en vertu de la Loi sur le Secret Bancaire.
L'utilisation de l'ITIN — Numéro d'Identification Personnel du Contribuable — pour ouvrir des comptes ou accéder à un crédit lorsque le demandeur n'a pas de statut migratoire vérifié est considérée comme un signal d'alerte, bien que l'ordre n'impose pas une fermeture automatique et immédiate de tous les comptes des personnes sans papiers, mais adopte plutôt une approche fondée sur les risques réglementaires.
L'ordre demande également à l'organisme fédéral de protection financière des consommateurs de prendre en compte que la possibilité de déportation et la perte de revenus puissent être des facteurs dans l'évaluation de la capacité de remboursement des prêts.
Trump a profité de l'annonce pour adresser un message direct aux manifestants qui s'opposent aux opérations du Service de Contrôle de l'Immigration et des Douanes (ICE) : « Vos interruptions violentes ne font que renforcer notre détermination ».
Les manifestations anti-ICE se sont répandues à travers le pays depuis janvier, avec des manifestations à New York, Newark, Los Angeles et Minneapolis. En réponse aux troubles en Californie, l'administration a déployé 4 200 soldats de la Garde nationale et 700 Marines.
La mesure s'inscrit dans une offensive migratoire plus large qui inclut l'élimination du parole humanitaire — qui a affecté environ 110 000 Cubains — et la réintégration de Cuba dans la liste des sponsors du terrorisme en janvier 2025.
L'impact sur les envois de fonds vers Cuba pourrait être significatif. Les transferts depuis la diaspora cubaine ont été estimés à 2,500 millions de dollars en 2023, et l'augmentation des frictions bancaires résultant de la nouvelle ordonnance pourrait entraîner des fermetures de comptes ou des retards dans ces transferts, à un moment où l'Île fait déjà face à de sévères restrictions financières dues aux sanctions américaines.
Trump a conclu son message par une phrase qui résume l'engagement de son administration : « On dit que cette mesure est le moyen le plus efficace de mettre un terme à l'invasion frontalière de Biden. Nous le saurons bientôt ! »
Archivé dans :