La créatrice de contenu cubaine @adianetttt, résidant à Miami, a partagé hier une nouvelle vidéo sur TikTok montrant le progrès de la construction de sa maison à Cuba, accompagnée du message « Avançant chaque jour un peu plus ».
Le clip montre la maison construite en blocs de béton non revêtus, avec un toit plat, sans fenêtres ni portes encore installées, et le terrain environnant non pavé. Sur les images apparaît le texte « Notre petite maison à Cuba », qui résume la fierté avec laquelle cette émigrante documente son projet.
Ce qui rend ce cas spécial, c'est l'ampleur de l'effort économique derrière l'œuvre. En décembre 2025, @adianetttt a révélé qu'elle avait acheté la propriété pour 11 000 dollars et qu'à ce moment-là, elle avait investi plus de 60 000 dollars dans la reconstruction, y compris les matériaux, la main-d'œuvre et les voyages vers l'île.
Les coûts détaillés qu'il a partagés illustrent la dureté de construire à Cuba : chaque mur lui a coûté 3 500 dollars plus les matériaux, et la dalle de la maison lui a coûté 7 000 dollars plus des frais supplémentaires.
Le projet ne se limite pas à la structure de base. En mars 2026, @adianetttt a révélé que la maison comprend une piscine en béton dans le jardin, qu'elle construit également de A à Z, « petit à petit et avec beaucoup de sacrifices ».
Pour ne pas perdre le contrôle des travaux à distance, en janvier 2026, il est devenu viral en montrant comment il surveille la construction depuis Miami grâce à des caméras de sécurité connectées à un routeur avec une ligne téléphonique rechargeable, utilisant un dispositif EcoFlow qui maintient le système actif durant les fréquentes coupures de courant.
Le cas de @adianetttt reflète une tendance qui est devenue virale sur les réseaux sociaux : des immigrants cubains qui financent des constructions sur l'île grâce à des envois de fonds, des économies et des revenus provenant de plateformes numériques, et qui les documentent en temps réel pour leurs abonnés.
Cette dynamique se déroule au milieu d'une grave crise du logement à Cuba, avec un déficit estimé à plus de 805 000 logements et une pénurie chronique de matériaux qui rend toute construction coûteuse.
Le 92 % des envois de fonds que reçoit Cuba proviennent des États-Unis, et les Cubains de Miami envoient en moyenne 2 165 dollars par an à leurs familles sur l'île, selon des données de elTOQUE, ce qui fait de l'émigration le principal moteur de la construction privée dans le pays.
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