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La Unión Eléctrica de Cuba (UNE) a reconnu ce dimanche que huit transformateurs sont endommagés dans la province de Guantánamo et qu'il n'y a pas de disponibilité physique d'équipements pour les réparer, ce qui aggrave une crise électrique qui laisse déjà plusieurs municipalités avec jusqu'à 20 heures continues sans électricité.
Le communiqué officiel de la UNE de ce dimanche précise que l'unité thermique GER a subi une sortie imprévue à 17h47 en raison d'un problème avec la pompe automatique, et n'a pas été rétablie avant 22h30, ce qui a aggravé les coupures de courant dans une province déjà confrontée à de sérieuses difficultés.
Les municipalités les plus touchées sont Imías, San Antonio del Sur, Jamal et Maisí, toutes avec jusqu'à 20 heures continues sans électricité et risquant d'atteindre 30 heures d'affectation.
Maisí fait face à une situation particulièrement critique : en plus du déficit général de production, elle souffre d'une panne sur la ligne de 33 kV qui l'alimente depuis Baracoa.
«Les techniciens recherchent la panne. Cela pourrait entraîner jusqu'à 30 heures d'interruption», avertit le rapport officiel.
La distribution des huit transformateurs endommagés dans la province est la suivante : trois à Baracoa, deux à Maisí, deux à El Salvador et un à Manuel Tames.
La phrase la plus révélatrice du rapport est celle qui admet l'impossibilité d'une solution immédiate : « Il n'y a pas de disponibilité physique de transformateurs en ce moment, mais des mesures sont prises pour résoudre la situation le plus rapidement possible ».
Cet aperçu n'est pas nouveau. Depuis le 30 mai, Guantánamo faisait déjà face à l'absence d'une banque de transformateurs nécessaire pour réparer la station de pompage de Yumurí, à Baracoa, un élément qui n'existait pas non plus dans le pays et devait être géré avec la seule usine de transformateurs à La Havane.
La pénurie de transformateurs est un problème qui transcende Guantánamo.
En Mayarí, Holguín, plus de 400 clients ont été privés de lumière pendant presque 29 jours suite au vol d'huile diélectrique dans une sous-station, et la solution a été de transférer un transformateur depuis La Havane en raison du manque d'équipements dans la province. À Matanzas, en février, près de 100 transformateurs endommagés ont été signalés.
Le collapsus à Guantánamo s'inscrit dans une crise nationale de proportions historiques.
Ce dimanche, la centrale thermique Felton est sortie du Système Électrique National, rejoignant la centrale Antonio Guiteras, déjà hors d'usage, tandis que 106 centrales de génération distribuée restaient hors service en raison d'un manque de combustible.
La UNE a projeté pour le pic de demande de ce dimanche une disponibilité de seulement 1,060 MW face à une demande de 3,050 MW, avec un déficit de 1,990 MW et une affectation estimée de 2,020 MW.
Les conséquences à Guantánamo vont au-delà du manque de lumière. Le 9 avril, des riverains de la province ont protesté contre les coupures qui laissaient l'électricité disponible seulement entre 45 minutes et une heure par jour dans certaines zones, et les stations de pompage d'eau sont à l'arrêt depuis des semaines, forçant les autorités à planifier la distribution d'eau par traction animale comme mesure d'urgence.
Les municipalités de Maisí et Baracoa enregistrent respectivement 144 et 62 rapports de coupures de courant, avec une durée moyenne de 24 heures chacune, selon le suivi des coupures de courant à Cuba qui reflète l'ampleur réelle de la crise dans l'est de l'île.
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