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Le président Donald Trump a annoncé ce dimanche sur sa plateforme Truth Social que l'accord avec la République Islamique d'Iran était « complet » et a autorisé immédiatement l'ouverture du détroit d'Ormuz et la levée du blocus naval américain.
«L'accord avec la République Islamique d'Iran est maintenant complet. Félicitations à tous ! Par la présente, j'autorise pleinement l'ouverture sans restrictions du détroit d'Ormuz et, simultanément, j'autorise le levée immédiate du blocus naval des États-Unis. Bateaux du monde : en route ! Que le pétrole coule !», a écrit Trump.
Minutes avant l'annonce de Trump, le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif —médiateur officiel du processus—, avait publié sur X que l'accord de paix entre les deux nations avait été «ATTEINT», avec un cessez-le-feu immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris le Liban.
La cérémonie officielle de signature est prévue pour le vendredi 19 juin en Suisse, selon l'annonce de Sharif, qui a remercié les contributions du Qatar, d'Arabie Saoudite et de Turquie au processus.
L'annonce est parvenue après une journée de tension diplomatique extrême. Ce même matin, Israël a bombardé le quartier de Dahiyeh, dans les banlieues sud de Beyrouth, causant au moins deux morts et quatre blessés dans une attaque que les Forces de Défense d'Israël ont décrite comme « précise » contre un centre de commandement du Hezbollah.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a réagi fermement au bombardement : « Soit il n'a pas la volonté de respecter ses engagements, soit il n'en a pas la capacité. Si vous ne pouvez pas respecter vos engagements, parler de continuer le chemin est impossible ».
Trump lui-même a reconnu auprès d'Axios que l'attaque israélienne avait compliquer les négociations : « Cela l'a bouleversé. Cela a retardé la signature de quelques heures. Elle était prévue en ce moment ».
Le président américain a publiquement exigé qu'Israël mette fin à ses attaques au Liban et a demandé à Hezbollah de s'abstenir de répondre, soulignant qu'ils étaient « très proches d'un accord qui apporterait la paix à la région ».
L'accord met fin à un conflit commencé le 28 février 2026 avec une offensive aérienne coordonnée des États-Unis et d'Israël —appelée «Opération Fureur Épique»— contre des installations nucléaires et militaires iraniennes.
L'Iran a alors répondu avec des missiles et des drones et a fermé le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, déclenchant une crise énergétique mondiale. Les États-Unis ont établi un blocus naval depuis le 13 avril 2026.
Selon un projet fuit à Reuters, le pacte inclurait la suspension du programme nucléaire iranien —avec l'engagement de ne pas produire d'armes nucléaires en vertu du Traité de non-prolifération et la destruction du matériel hautement enrichi— en échange de la levée des sanctions sur le pétrole iranien et de la libération d'actifs gelés estimés à 24 000 millions de dollars, avec une période de 60 jours pour négocier les termes définitifs.
Irán avait suspendu les négociations le 1er juin en raison des attaques israéliennes au Liban, et le 8 juin a déclaré un cessez-le-feu de ses opérations militaires sous condition qu'Israël mette un terme à ses actions sur le territoire libanais.
Au terme de ce dimanche, Téhéran n'avait pas émis de confirmation officielle de l'accord, bien que le président iranien Masoud Pezeshkian ait indiqué que le Conseil suprême de la sécurité nationale avait conclu que « le chemin du dialogue doit être poursuivi ».
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