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L'accumulation de déchets solides dans les cours d'eau et sur les rives des rivières de la ville de Holguín est devenue un facteur qui aggrave les inondations urbaines, a reconnu vendredi le profil numérique de la station provinciale Radio Angulo.
Les rivières Marañón, Jigüe, Miradero et Milagrito, toutes situées dans des zones densément peuplées de la ville, accumulent des bouteilles en plastique, des sacs de débris et des objets que les voisins jettent irresponsablement dans les ravins.
Lorsque les pluies arrivent, ces déchets sont transportés par le courant jusqu'à obstruer les ponts, les égouts et les drains, exacerbant les débordements.
"Chaque bouteille en plastique, chaque sac de débris ou objet jeté de manière irresponsable dans un ravin ne disparaît pas par magie ; il voyage avec le courant jusqu'à trouver un pont, un égout ou un drain. C'est là que se dressent les barrages de l'indolence," a souligné le texte.
Il a averti que la solution ne peut dépendre uniquement des investissements publics dans les communes ou les ressources hydrauliques, tout en exigeant une responsabilité citoyenne, une vigilance collective et des journées de nettoyage des environs fluviaux.
"La pluie est inévitable ; la complicité des déchets ne l'est pas", conclut Radio Angulo.
Le 13 juin, la rivière de la rue Mendieta a débordé, laissant de l'eau boueuse de 30 à 50 centimètres au cœur de la zone urbaine, entraînant des déchets plastiques et des sédiments.
Quelques jours auparavant, le fleuve Marañón a enregistré une crue qualifiée d'alarmante par le média local La Antena.
Ainsi, les pompiers de Holguín ont secouru un homme âgé de 73 ans piégé par la crue du fleuve Marañón avec une possible fracture de la hanche, montrant ainsi les risques directs pour l'homme que génèrent ces débordements.
Les inondations à Holguín suite aux fortes pluies de ce mois s'ajoutent à un historique d'urgences qui se répète à chaque saison des pluies, aggravé par une infrastructure de drainage détériorée et des cours d'eau mal entretenus.
Les conséquences vont au-delà des dommages matériels. Les microdécharges improvisées dans les rivières créent un risque direct de leptospirose, d'hépatite A, de dengue et d'oropouche en raison de la prolifération de moustiques et de rongeurs, touchant plus durement les communautés les plus vulnérables.
Le problème des déchets à Holguín a des racines structurelles. Il y a quelques semaines, une vidéo virale a montré le décharge hors de contrôle dans le quartier Zayas, avec des déchets accumulés de chaque côté d'une rue en mauvais état, une situation documentée sans véritable solution depuis au moins six ans.
En avril, des voisins ont signalé que les déchets brûlent la nuit à Holguín, générant une fumée toxique dans différents quartiers. De plus, le parc infantil Los Caballitos a fini par devenir une décharge.
La crise de gestion des déchets est nationale ; fin 2025, le premier ministre Manuel Marrero a lui-même admis l'échec institutionnel dans la collecte des ordures.
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